— sans recourir à cette transmission affirmative —, c’est préférer sans motif, voire accorder la primauté à ce qui est moins probant sur ce qui l’est davantage ; c’est faire prévaloir la négation sur l’affirmation, privilégier l’absence de science sur la science et mettre une conjecture faible au-dessus d’une conjecture forte. Un tel procédé ne saurait émaner que d’un ignorant ou de quelqu’un qui feint l’ignorance.
Cinquième argument :
On dira encore : il est établi qu’Allah — exalté et glorifié soit-Il — a exposé aux musulmans la religion, comme Il a dit :
« Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, accompli sur vous Mon bienfait et agréé pour vous l’islam comme religion » (al-Mâʾida, 3),
et qu’Il a dit :
« Allah n’est point tel qu’Il égare un peuple après l’avoir guidé sans lui avoir clairement montré ce dont il doit se prémunir » (at-Tawba, 115).
Ainsi, Allah — Puissant et Majestueux — a clarifié à la communauté ce qu’elle doit éviter, à savoir ce qu’Il lui a interdit.
Il a encore dit :
« Suivez ce qui vous a été révélé de votre Seigneur et ne suivez pas, en dehors de Lui, des alliés » (al-Aʿrâf, 3),
« Certes, voici Mon chemin, droit ; suivez-le donc et ne suivez pas les voies annexes, car elles vous écarteraient de Sa voie » (al-Anʿâm, 153),
« Lorsqu’une guidée venant de Moi vous parviendra, quiconque suit Ma guidée ne s’égarera point et ne sera point malheureux » (Tâ-Hâ, 123),
« Il fit descendre avec eux le Livre, en toute vérité, afin qu’il tranche entre les hommes au sujet de leurs divergences » (al-Baqarah, 213),
et :
« Si vous vous disputez au sujet de quelque chose, ramenez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier ; cela est meilleur et de meilleure issue » (an-Nisâʾ, 59).
Les preuves imposant de s’attacher au Livre et à la Sunna sont en outre innombrables.