Puis, dans un autre passage — j’entends Ibn Ḥazm — il a déclaré :
« Tous sont d’accord sur ce que le divorce fixé à un terme déterminé ou subordonné à une condition est effectif lorsqu’il se produit à un moment où le divorce est permis ; puis ils ont divergé quant au moment où il prend effet : les uns disent “immédiatement”, d’autres disent “à l’échéance”. Ils sont également unanimes pour affirmer que, lorsque cette échéance survient à un moment où le divorce est permis, le divorce devient effectif. Ils ont, en revanche, divergé au sujet du divorce formulé à la manière d’un serment : est-il contraignant ou non ? »
Ainsi, il a rapporté la controverse au sujet du divorce formulé sous forme de serment en plusieurs endroits de son ouvrage « Al-Ijmāʿ ».
Il a également mentionné, dans « Al-Muḥallā », ces paroles :
« Quant à celui qui distingue entre l’affranchissement désigné (ʿitq muʿayyan) et les autres formes d’affranchissement, il se trompe. Leur argument est que cet affranchissement serait conditionnel ; or il n’en est rien : il s’agit d’un serment portant sur l’affranchissement, lequel est également caduc et non contraignant. Ils ont dit : “Nous avons établi une analogie entre l’affranchissement désigné et le divorce désigné (ṭalāq muʿayyan).” Nous répondons : “Tout raisonnement par analogie est invalide, et votre propos touchant le divorce désigné, lorsqu’il est voulu comme serment, n’est appuyé ni par le Coran, ni par la Sunna, ni par le consensus.” »
Il nie donc qu’il existe, pour le divorce désigné lorsqu’il est voulu comme serment, un texte coranique, une Sunna ou un consensus. Il s’agit pour lui d’une négation spécifique du consensus concernant le divorce voulu comme serment, à l’exclusion de celui qui n’est pas voulu comme tel. Par ailleurs, il a rapporté le consensus selon lequel le divorce suspendu, non destiné à être un serment, s’applique ; puis, plus tard dans « Al-Muḥallā », il a choisi l’avis selon lequel il ne s’applique pas.