Il a dit : « Les savants ont divergé au sujet du serment prononcé par le divorce : s’agit-il d’un divorce, auquel cas il devient effectif, ou bien d’un simple serment qui ne produit aucun effet ? »
À propos de celui qui jure par le divorce, le ẓihâr, le vœu (nadhr) et tout ce qu’il a mentionné, il rapporte deux positions : doit-il ou non s’acquitter d’une expiation (kaffârah) ?
Puis, s’agissant du divorce, il expose de nouveau deux avis : est-ce un divorce, donc effectif, ou bien un serment, donc sans effet ?
Si tu veux, tu peux dire : lorsqu’aucune expiation n’est exigée, deux opinions subsistent : s’agit-il d’un serment caduc ou d’un divorce effectif ? Et si tu préfères, tu peux présenter la question ainsi : lorsqu’on dit qu’il s’agit d’un serment, est-ce un serment passible d’expiation ou non ? Le propos, dans les deux formulations, est identique.
Cela diffère du ẓihâr et du cas où l’on se déclare une chose « harâm », car, à leur sujet, il n’a retenu que deux opinions : y a-t-il expiation ou non ? En effet, lorsque l’on considère que le divorce n’est pas un serment, il n’entraîne, par consensus des musulmans, aucune expiation. C’est pourquoi il a mentionné la divergence, si on le qualifie de serment, sur la question de l’expiation, puis la divergence suivante : est-ce un simple serment, donc sans effet, ou un divorce, donc effectif ?
Ainsi, lorsqu’il est admis qu’il s’agit d’un divorce effectif, aucune expiation n’est due, de l’avis unanime, contrairement aux autres cas.
Car, si l’on dit : « Jurer par le ẓihâr constitue un ẓihâr ; jurer par le harâm constitue une interdiction ; jurer par un vœu constitue un vœu », alors, pour le ẓihâr, l’expiation est reconnue à l’unanimité, et, pour le harâm et le vœu, selon l’une des deux opinions.
En revanche, si l’on soutient qu’il ne s’agit ni de ẓihâr, ni de harâm, ni de vœu, mais d’un serment, la divergence porte sur ceci : s’agit-il d’un serment passible d’expiation ou non ?
Quoi qu’il en soit, l’expiation a été évoquée pour ces cas – même lorsqu’on affirme qu’il ne s’agit pas d’un serment –, contrairement au divorce : si celui-ci n’est pas considéré comme un serment, aucune expiation n’y est liée.