Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Il a dit : « Les savants ont divergé au sujet du serment prononcé par le divorce : s’agit-il d’un divorce, auquel cas il devient effectif, ou bien d’un simple serment qui ne produit aucun effet ? »

À propos de celui qui jure par le divorce, le ẓihâr, le vœu (nadhr) et tout ce qu’il a mentionné, il rapporte deux positions : doit-il ou non s’acquitter d’une expiation (kaffârah) ?

Puis, s’agissant du divorce, il expose de nouveau deux avis : est-ce un divorce, donc effectif, ou bien un serment, donc sans effet ?

Si tu veux, tu peux dire : lorsqu’aucune expiation n’est exigée, deux opinions subsistent : s’agit-il d’un serment caduc ou d’un divorce effectif ? Et si tu préfères, tu peux présenter la question ainsi : lorsqu’on dit qu’il s’agit d’un serment, est-ce un serment passible d’expiation ou non ? Le propos, dans les deux formulations, est identique.

Cela diffère du ẓihâr et du cas où l’on se déclare une chose « harâm », car, à leur sujet, il n’a retenu que deux opinions : y a-t-il expiation ou non ? En effet, lorsque l’on considère que le divorce n’est pas un serment, il n’entraîne, par consensus des musulmans, aucune expiation. C’est pourquoi il a mentionné la divergence, si on le qualifie de serment, sur la question de l’expiation, puis la divergence suivante : est-ce un simple serment, donc sans effet, ou un divorce, donc effectif ?

Ainsi, lorsqu’il est admis qu’il s’agit d’un divorce effectif, aucune expiation n’est due, de l’avis unanime, contrairement aux autres cas.

Car, si l’on dit : « Jurer par le ẓihâr constitue un ẓihâr ; jurer par le harâm constitue une interdiction ; jurer par un vœu constitue un vœu », alors, pour le ẓihâr, l’expiation est reconnue à l’unanimité, et, pour le harâm et le vœu, selon l’une des deux opinions.

En revanche, si l’on soutient qu’il ne s’agit ni de ẓihâr, ni de harâm, ni de vœu, mais d’un serment, la divergence porte sur ceci : s’agit-il d’un serment passible d’expiation ou non ?

Quoi qu’il en soit, l’expiation a été évoquée pour ces cas – même lorsqu’on affirme qu’il ne s’agit pas d’un serment –, contrairement au divorce : si celui-ci n’est pas considéré comme un serment, aucune expiation n’y est liée.

قال: واختلفوا في اليمين بالطلاق أهو طلاق فيلزم أم هو يمين فلا يلزم؟). فذكر في الحالف بالطلاق والظهار والنذر وسائر ما ذكره قولين: هل يكفر أم لا يكفر؟ ثم ذكر في الطلاق قولين: هل هو طلاق فيلزم أم هو يمين فلا يلزم؟ فإنْ شئت قلت: إذا لم يكفر؛ ففيه قولان: هل هو يمين لاغية أم هو طلاق لازم؟ وإن شئت قلت: إذا قيل: هو يمين؛ فهل هو يمين مكفرة أم غير مكفرة؟ فإنَّ المقصود واحد. وهذا بخلاف الظهار والحرام فإنما ذكر فيه قولين هل يكفر أم لا؟ وذلك أَنَّ الطلاق إذا قيل هو ليس بيمين، فلا كفارة فيه باتفاق المسلمين؛ فلهذا ذكر فيه النزاع إذا قيل هو يمين هل يكفر أو لا؟ ثم ذكر النزاع هل هو يمين فلا يلزم أم هو طلاق فيلزم؟ فإذا قيل: هو طلاق لازم، فلا كفارة فيه بالاتفاق، بخلاف [١٧٢/ ب] غيره. فإنه إذا قيل: إنَّ الحلف بالظهار ظهار، والحلف بالحرام حرام، والحلف بالنذر نذر؛ ففي الظهار الكفارة وفاقًا، وفي الحرام والنذر على أحد القولين، وأما إذا قيل: إنه ليس بظهار ولا حرام ولا نذر بل هو يمين؛ ففيه النزاع: هل هو يمين مكفَّرة أم غير مكفَّرة؟ فبكل حال؛ قد قيل فيه كفارة وإنْ قيل إنه ليس بيمين، بخلاف الطلاق فإنه إذا لم يكن يمينًا فلا كفارة فيه.

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