Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Troisièmement :
On dira : l’auteur de la prétention d’un ijmâʿ, qu’il l’ait tirée de sa propre investigation exhaustive ou qu’il la tienne de quelqu’un qui l’a réalisée, n’est autorisé à s’en prévaloir, que ce soit dans l’analyse ou dans la controverse, qu’à la condition de ne posséder aucun rapport faisant état d’une divergence. Mais dès lors qu’existe la transmission d’une divergence, il ne lui est pas permis de se fonder sur cet argument (1) contre celui (2) qui établit l’existence de la divergence, car l’existence même d’une divergence annule l’ijmâʿ. Or, s’agissant du divorce, les rapports attestant une divergence se rencontrent sous plusieurs formes.

Le propos, ici, est de citer ce que l’objectionniste possède dans les ouvrages d’où il transmet ; parmi ces éléments :
Ibn Ḥazm rapporte, dans son livre « Al-Ijmâʿ », trois avis concernant le divorce : est-il effectif ou non ? Et, s’il ne l’est pas, l’intéressé doit-il s’acquitter d’une expiation (kaffârah) ou non ?

Il dit (3) :
« Les savants ont divergé au sujet de celui qui jure de sacrifier son propre enfant, de sacrifier un étranger, ou son offrande (4), ou qui jure par le Muṣḥaf, par la Torah, ou par un vœu formulé sous forme de serment, ou en déclarant qu’il serait en dehors de la religion de l’islam (5), ou par le divorce, par le ẓihâr, ou en interdisant quelque chose de ses biens ou de ce qu’Allah a rendu licite ; ou encore s’il dit : “Sur moi serment”, ou : “Par la science d’Allah”, ou : “J’ai juré”, ou : “Il ne m’est pas permis”, ou : “Sur moi la malédiction d’Allah”, ou : “Qu’Allah m’avilisse” : doit-il s’acquitter d’une expiation, ou aucune expiation ne lui incombe-t-elle lorsqu’il contrevient à ce qu’il a juré ?

Les savants ont divergé au sujet de toutes ces questions que nous avons mentionnées : comporte-t-on une expiation ou non ? Quelle est la nature de cette expiation ? Et l’obligation d’en acquitter certaines. »

(1) Ajout requis par le contexte. (2) À l’origine : «النافي». Il est possible que la lecture correcte soit celle que j’ai retenue. (3) Marātib al-Ijmāʿ, p. 256. (4) Le mot n’est pas clair ; je l’ai relevé tel quel dans les Marātib al-Ijmāʿ. (5) En marge, le copiste a inscrit «الله», puis «صح». Cette mention figure également dans l’édition imprimée des Marātib, où elle est attestée telle quelle.
الثالث: أَنْ يقال: المدعي للإجماع سواء اعتقده باستقرائه أو نقله عمن استقرأه = إنما يجوز له أن يحتج به ناظرًا أو مناظرًا إذا لم يكن عنده نقل بالنزاع؛ فأما مع وجود النقل بالنزاع فلا يجوز الاستدلال [به] (١) على المثبت (٢) للنزاع، فإنَّ وجود النزاع ينفي الإجماع، والنقل بالنزاع في الطلاق موجود من وجوه. لكن المقصود هنا: ذكر ما هو عند المعترض في كتبه التي ينقل منها؛ فمن ذلك: أَنَّ ابن حزم نقل في كتاب (الإجماع) له في الطلاق الأقوال الثلاثة: هل يلزم أم لا يلزم؟ وإذا لم يلزم هل يكفر أم لا؟ فقال (٣) : (واختلفوا فيمن حلف بنحر ولده أو نحر أجنبي أو هديه (٤) أو بالمصحف أو بالتوراة أو بنذر أخرجه مخرج اليمين أو بأنه مخالف لدين الإسلام (٥) أو بطلاق أو بظهار أو تحريم شيء من ماله أو ما أحل الله، أو قال: عليَّ يمين، أو قال: علم الله، أو قال: حلفت، أو قال: لا يحل لي، أو قال: عليَّ لعنة الله، أو أخزاني الله= أيكفر، أم لا كفارة عليه وإن خالف ما حلف عليه؟ واختلفوا في جميع هذه الأمور التي استثنيناها أفيها كفارة أم لا؟ وفي صفة الكفارة في ذلك؟ وفي وجوب بعضها.
(١) إضافة يقتضيها السياق. (٢) في الأصل: (النافي)، ولعل الصواب ما أثبتُّ. (٣) مراتب الإجماع (ص ٢٥٦). (٤) الكلمة غير واضحة، وكذا وجدتها مثبتة في مراتب الإجماع. (٥) وكتب الناسخ في الحاشية (الله) ثم (صح)، والذي في مطبوع المراتب كما هو مثبت.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies