ou les Successeurs s’y conformaient, à l’exemple de ce que nous savons (1) faire partie de la religion manifeste et notoire du Messager – que la paix et la bénédiction d’Allâh soient sur lui –, religion que seul renie celui qui ne croit pas en lui.
Le second : qu’une parole ou une pratique se répande chez les Anciens sans qu’aucun contestataire ne la réprouve ; c’est là le consensus tacite (ijmâʿ iqrârî). En effet, la Communauté ne saurait se réunir pour entériner une fausseté ; de même que le Messager – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – est préservé de l’erreur dans sa parole, son acte et son acquiescement, de même la Communauté est préservée dans sa parole, son acte et son acquiescement. Tel fut, par exemple, le fait qu’ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb – qu’Allâh l’agrée – répartit les terres conquises par la force entre les musulmans, et autres décisions analogues (2).
Et si l’on objecte à ce propos : « Il se peut que certains l’aient contesté » [169/b], nous répondons : l’obligation n’est pas levée par une contestation erronée tant que celle-ci ne se manifeste pas ouvertement. Or, si un opposant s’était dressé, les circonstances auraient nécessairement conduit à la transmission de son opposition, tout comme ont été rapportées la divergence d’Ibn ʿAbbâs – qu’Allâh les agrée tous deux – au sujet de l’ʿawl et des deux cas « ʿUmariyyatayn » (3), ou la divergence d’Ibn az-Zubayr – qu’Allâh les agrée tous deux – concernant l’héritage de l’épouse répudiée de façon irrévocable (4), et d’autres exemples semblables.