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L’objecteur déclare :
« Voici donc trois imâms qui ont rapporté l’ijmâʿ ; de même, le shaykh Abû Hâmid al-Isfarâʿînî a affirmé qu’il n’existe aucune divergence à ce sujet. Son propos vise à nier tout désaccord entre les savants, non à nier les divergences propres aux écoles juridiques – quiconque examine ses paroles le saisit aisément. Nous ne saurions donc nous écarter de cette conclusion qu’au moyen d’une transmission explicite émanant d’un imâm digne d’autorité ; il s’agit là de la question du ṭalâq (divorce).
Quant à l’ʿitq (affranchissement), si Muḥammad b. Naṣr al-Marwazî n’avait pas rapporté une opinion d’Abû Thawr, je n’aurais même pas estimé la question digne d’examen ; en effet, Ibn al-Mundhir rapporte d’Abû Thawr, dans son ouvrage Al-Ishrâf (1), que si un homme dit à son esclave : « Si je ne te frappe pas, tu es affranchi », tout en ayant l’intention de le vendre, l’affranchissement ne prend pas effet lorsqu’aucun délai n’a été fixé, ce qui implique que, s’il en fixe un, il devient effectif.
Par ailleurs, j’ai constaté qu’Ibn Zarqûn (2), dans son livre Al-Anwâr [qui concilie Al-Muntaqâ et Al-Istidhkâr], rapporte – dans la citation qu’il fait d’Al-Istidhkâr – qu’il attribue (3) à Muḥammad b. Naṣr l’accord avec Abû