Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

à ces choses si ce n’est en lui disant : « Le mariage ne se contracte pas sur ce que le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — a proscrit (1) ; et lorsque Allah — exalté soit-Il — et Son Messager — qu’Allah prie sur lui et le salue — t’interdisent quelque chose, le contrat de mariage est nul, exactement comme tu as déclaré nulle la vente conclue sur la base de l’usure ; il n’existe entre l’un et l’autre aucune différence.

Voici donc Ibn al-Mundhir qui a montré, par ses paroles, qu’il ne connaissait personne parmi les Anciens ayant émis une fatwā autorisant le khulʿ dans le seul but de lever un serment. Il a, au contraire, blâmé celui qui annule le khulʿ lorsque la désobéissance ne provient pas de la femme, même si l’on vise par là le khulʿ, affirmant que cela contredit le Livre, la Sunna et l’avis de la majorité des savants. C’est là l’ultime degré de ce que l’on peut évoquer comme ijmāʿ dans ce genre de questions.

Et puisque l’on s’appuie, pour rapporter le consensus, sur Abū Thawr, voici ce qu’il a dit :

« Quiconque jure par l’affranchissement doit acquitter l’expiation d’un serment, et aucun affranchissement ne lui incombe, car Allah — exalté soit-Il — a rendu obligatoire, dans Son Livre, la kaffāra du serment pour tout jurant, lorsqu’Il dit :

﴾Voilà la compensation de vos serments lorsque vous avez juré﴿ (al-Mâʾidah, 89),

autrement dit : puis que vous l’avez enfreint.

Ainsi, tout serment qu’une personne prête puis transgresse entraîne, selon l’apparence du Texte, l’obligation d’une kaffāra, à moins que la communauté ne s’accorde unanimement à dire qu’aucune kaffāra n’est due dans tel cas. Or ce consensus ne s’est établi que pour le talāq ; nous avons donc levé la kaffāra pour celui qui a juré par le divorce, et nous lui avons imposé le divorce en raison de l’ijmāʿ. Quant au serment formulé par l’affranchissement, nous y avons maintenu la kaffāra, parce que la communauté ne s’est pas accordée à dire qu’elle n’est pas requise. » — Fin de la citation d’Abū Thawr (2).

(1) Comme en témoigne le hadith rapporté par Muslim dans son Ṣaḥīḥ (n° 1409) d’après ʿUthmān b. ʿAffān (qu’Allāh soit satisfait de lui), en formulation marfūʿ : « Le pèlerin en état d’iḥrām ne se marie pas, ne marie pas autrui et ne fait pas de demande en mariage ». (2) Citation d’Abū Thawr al-Marwāzī sur la divergence des fuqahāʾ, déjà mentionnée supra (p. 7).
الأشياء إلا بأن يقال له: إِنَّ النكاح لا ينعقد بما نهى عنه رسول الله - صلى الله عليه وسلم - (١) ، وإذا نهاك الله ــ عز وجل ــ ورسوله - صلى الله عليه وسلم - عن شيءٍ بَطَلَ عقدُ النكاح؛ كما أبطلت البيع الذي عُقِدَ على الربا، ما بينَ شيءٍ مِنْ ذلكَ فَرْقٌ. فهذا ابن المنذر قد بَيَّنَ بكلامِهِ أنه لم يعلم أحدًا ممن مضى [١٦٧/ أ] أفتى بالخلع لأجل حَلِّ اليمين، وهو قد أنكر على من فسخ الخلع إذا لم يكن النشوز من قبلها، وإِنْ كان قاصدًا للخلع، وذكر أنه مخالف للكتاب والسُّنة وقول عوام أهل العلم، وهذا غايةُ ما يذكر من الإجماع في مثل هذه المسائل. وإذا كان العمدةُ في نقلِ الإجماعِ على أبي ثور؛ فأبو ثور قال: مَنْ حَلَفَ بالعتق فعليه كفارة يمين ولا عتق عليه، وذلك أَنَّ الله ــ عز وجل ــ أوجب في كتابه كفارة اليمين على كل حالف، فقال: {ذَلِكَ كَفَّارَةُ أَيْمَانِكُمْ إِذَا حَلَفْتُمْ} [المائدة: ٨٩] يعني: فحنثتم. قال أبو ثور ــ رحمة الله عليه ــ: فكل يمين حلف بها الإنسان فحنث فعليه كفارة على ظاهر الكتاب، إلا أنْ تجتمع الأمة على أنه لا كفارة عليه في شيءٍ ما، ولم يجمعوا على ذلك إلا في الطلاق، فأسقطنا عن الحالف بالطلاق الكفارة، وألزمناه الطلاق للإجماع، وجعلنا في العتق الكفارة لأنَّ الأمةَ لم تجتمع على أنه لا كفارة فيه؛ هذا لفظ أبي ثور (٢) .
(١) كما في الحديث الذي أخرجه مسلم في صحيحه (١٤٠٩) من حديث عثمان بن عفان - رضي الله عنه - مرفوعًا: «لا يَنكح المحرم، ولا يُنكِح، ولا يخطب». (٢) نقل كلام أبي ثور المروزيُ في اختلاف الفقهاء، وسبق في (ص ٧).

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