Il y a apposé des indications permettant de se faire une opinion, ainsi que des corrections ou des ajouts de certains vocables attestant qu’il avait consulté un autre exemplaire (1). Cela peut laisser entendre qu’il cherchait à rectifier sa propre copie à partir de celui-ci, d’autant plus qu’il vécut à une époque et dans une région proches de l’auteur.
Cette hypothèse est confortée par la mention figurant en marge du feuillet 73 b, où le copiste a écrit : « Annotation [sic] de la main du shaykh : un terme en uṣūl al-fiqh ».
Le manuscrit est, dans l’ensemble, en bon état, mais son milieu présente une confusion — due à une mauvaise conservation ou autre — qui rend la lecture de nombreux mots difficile.
Le copiste s’est appliqué à parfaire sa copie ; il rétablit, en marge, les mots et lignes omis, puis les clôt par le signe de correction « ṣaḥ » (صح). Voir à ce propos, par exemple, les feuillets 3 b, 4 a, 6 b, 7 b, 9 a et 13 b.
Parmi les marques de son soin, lorsque le mot ne lui paraît pas net (2), il écrit en marge « aẓunnuhu » (« je le suppose »), qu’il abrège parfois par la lettre « ẓ », ou bien inscrit au-dessus « laʿallahu » (« peut-être »). Cf., à titre d’exemple, les feuillets 17 a, 57 a-b, 60 a-b, 65 b, 83 a et 124 b.
On relève également ceci : lorsqu’une inversion a fait passer un mot devant un autre, il le signale en inscrivant la lettre « m » au-dessus des deux mots concernés ; voir, à cet égard, les feuillets 27 b et 78 b.