Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

un consensus général, et s’agissant de l’eau de rose, il rapporte le consensus de ceux dont il retient la parole ; il existe de nombreux cas semblables.

On dira ensuite :
Nombre de ceux qui émettent des fatwas affirmant la survenue du divorce assorti d’un serment fondent leurs avis sur des opinions à l’encontre desquelles Ibn al-Mundhir a rapporté un consensus.

Parmi leurs plus habiles subterfuges figure le recours au khulʿ pour se défaire du serment (1) ; ce stratagème est préférable à la « Surayjiyya », meilleur que le nikâḥ al-taḥlîl et meilleur que les artifices destinés à corrompre le mariage. Malgré cela, Ibn al-Mundhir, lorsqu’il mentionna le verset relatif au khulʿ (2), déclara : « Allah a interdit au mari, dans ce verset, de reprendre quoi que ce soit de ce qu’il lui a donné, sauf après la crainte qu’Allah, – Très-haut –, a évoquée. Puis Il a renforcé cette interdiction en durcissant la menace à l’encontre de quiconque transgresse Son ordre », disant :

« Telles sont les limites d’Allah ; ne les transgressez pas » (al-Baqarah, 229).

Dans le même sens que le Livre d’Allah est parvenu le hadith selon lequel le Messager d’Allah – paix et bénédictions sur lui – prononça la séparation entre Khawla (3) bint Salūl et son époux lorsqu’elle dit : « Je ne peux plus le supporter et je crains de sombrer dans la mécréance au sein de l’islam » (4).

Il (5) ajouta : « Tel est l’avis de la majorité des gens de science ; ils interdisent au mari de prendre quoi que ce soit de ses biens, à moins que le nushūz ne provienne d’elle. » Nous avons rapporté cela d’Ibn ʿAbbās, ʿAṭāʾ, Mujāhid, al-Shaʿbī, al-Nakhaʿī, Ibn Sīrīn, al-Qāsim b. Muḥammad, ʿAmr b. Shuʿayb, ʿUrwa b. al-Zubayr, al-Zuhrī, Ḥumayd b. ʿAbd al-Raḥmān et Qatāda, – et tel est également l’avis de

(1) Voir : Majmūʿ al-fatāwā (t. 32, p. 146 ; t. 33, pp. 39, 64, 148), al-Fatāwā al-Kubrā (t. 3, pp. 237, 267, 300 ; t. 6, p. 99), Mukhtaṣar al-Fatāwā al-Miṣriyya, p. 545. Voir aussi ce qui précède, p. 45. (2) Al-Awsat (t. 9, p. 316), al-Ishrāf (t. 5, p. 259). (3) Idem dans al-Aṣl, al-Awsat et al-Ishrāf, et dans les sources de takhrīj : (Jamīla). (4) Rapporté par al-Bukhārī (n° 5273) d’après Ibn ʿAbbās, que Dieu soit satisfait d’eux. (5) Dans al-Awsat (t. 9, p. 317), al-Ishrāf (t. 5, p. 259).
الإجماع العام، وفي ماء الورد حكى إجماع مَنْ يحفظ قوله، ومثل هذا كثير. ثم يقال: كثيرٌ ممن يفتي بوقوع الطلاق المحلوف به، يفتي بأقوال قد ذكر ابن المنذر الإجماع على خلافها، فإنَّ منْ أجودِ حيلهم: الاحتيالُ بخلع اليمين (١) ؛ فهو خيرٌ من السُّرَيجية، وخير من نكاح التحليل، وخير من التحيُّل على إفساد النكاح، ومع هذا؛ فقد قال ابن المنذر لما ذَكَر آية الخلع (٢) : قد حَرَّمَ الله على الزوج في هذه الآية أن يأخذ منها شيئًا مما آتاها إلا بعد الخوف الذي ذكره الله ــ تعالى ــ، ثم أكد تحريم ذلك بتغليظ الوعيد على كل من خالف أمره، فقال: {تِلْكَ حُدُودُ اللَّهِ فَلَا تَعْتَدُوهَا} الآية [البقرة: ٢٢٩] ، وبمعنى كتاب الله جاء الخبر عن رسول الله - صلى الله عليه وسلم - أنه خالع بين خولة (٣) بنت سلول وبين زوجها لما قالت: إني لا أستطيعه، وأكره الكفر في الإسلام (٤) . قال (٥) : وبه قال عوام أهل العلم، وحظروا على الزوج أَخذَ شيءٍ من مالها إلا أن يكون النشوز من قبلها، روينا ذلك عن ابن عباس وعطاء ومجاهد والشعبي والنخعي وابن سيرين والقاسم بن محمد وعمرو بن شعيب وعروة بن الزبير والزهري وحميد بن عبد الرحمن وقتادة، وبه قال:
(١) انظر: مجموع الفتاوى (٣٢/ ١٤٦) (٣٣/ ٣٩، ٦٤، ١٤٨)، الفتاوى الكبرى (٣/ ٢٣٧، ٢٦٧، ٣٠٠) (٦/ ٩٩)، مختصر الفتاوى المصرية (ص ٥٤٥). وانظر ما تقدم (ص ٤٥). (٢) الأوسط (٩/ ٣١٦)، الإشراف (٥/ ٢٥٩). (٣) كذا في الأصل والأوسط والإشراف، وفي مصادر التخريج: (جميلة). (٤) أخرجه البخاري (٥٢٧٣) عن ابن عباس - رضي الله عنهما -. (٥) في الأوسط (٩/ ٣١٧)، الإشراف (٥/ ٢٥٩).

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