Et les gens de science sont unanimement d’avis que le début du temps de la prière de ẓuhr correspond au déclin du soleil (1).
En revanche, lorsqu’il dit : « Tous ceux des gens de science dont nous retenons la parole sont unanimes », cela signifie que cette opinion est celle de ceux dont il connaît la position dans la question considérée, sans qu’il connaisse l’avis des autres savants, qu’il les ait nommés ou non ; il s’agit donc d’un consensus particulier, non d’un consensus général. Ainsi, lorsqu’il affirme (2) : « Tous ceux des gens de science et les savants des grandes métropoles dont nous gardons la parole sont unanimes pour dire que [la calomnie et] le faux témoignage, le mensonge et la médisance [n’imposent aucune purification] » (3), telle est la position de l’Imâm de Médine, de l’Imâm de Koufa, d’al-Shâfiʿî, d’Aḥmad et d’Isḥâq.
Il déclare encore : « Nous avons rapporté de plusieurs des Anciens qu’ils ordonnaient de renouveler les ablutions à la suite de propos obscènes. » Puis il ajoute : « À mon sens, il ne s’agit que d’une recommandation de la part de ceux qui l’ont prescrit, car nous ne connaissons aucune preuve rendant obligatoire l’ablution à cause d’une quelconque parole. »
De même dit-il (4) : « Tous ceux dont nous conservons la parole sont unanimes pour affirmer qu’il n’est pas permis d’effectuer les ablutions avec l’eau de rose, l’eau provenant des arbres ou l’eau de carthame ; la purification n’est valable qu’avec une eau absolue à laquelle s’applique le nom d’“eau”. » Or, il est notoire qu’à ce sujet existe une divergence : pour l’eau de rose et ce qui lui ressemble, un désaccord est rapporté d’Ibn Abî Laylâ, d’al-Awzâʿî et d’autres ; quant aux eaux qui s’écoulent des arbres, l’ablution avec elles est également permise selon le madhhab d’Abû Ḥanîfa.
Puis il affirme (5) : « Les gens de science sont unanimes pour considérer qu’il n’est pas valable de faire le ghusl ou les ablutions avec quelque boisson que ce soit, si ce n’est le nabîdh. » – Concernant les boissons, il rapporte donc le consensus des savants, et il est