Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

L’intention de l’être humain est de deux espèces : l’une qu’il veut d’une volonté ferme, et l’autre qu’il veut d’une volonté dépendante d’une condition ; dès que la condition se réalise, cela devient son intention, et si elle ne se réalise pas, cela ne l’est pas. Tel est le sens de la parole de la majorité des juristes : « avec la condition, il y a divorce ». Ils n’ont donc pas considéré que la simple occurrence suspendue constituât un divorce.

Il en résulte qu’il ne devient divorçant qu’au moyen de la suspension jointe à la réalisation de la condition, et que le taṭlîq est l’acte même de faire advenir le divorce ; il apparaît donc qu’au moment de la suspension il n’est intervenu de sa part aucun prononcé ferme, complet ou immédiat : il n’a fait qu’émettre un divorce suspendu à la condition.

Parmi les juristes, certains ont dit : la suspension n’est en aucune façon un divorce, et le divorce qui se produit par la réalisation de la condition n’est pas un acte qu’il a prononcé ; il s’est simplement produit de lui-même.

Sur cette base se greffe le litige dans le cas où il dit : « Si je te divorce, mon esclave est affranchi » ou « Untelle est divorcée ». Cette formulation englobe aussi bien le divorce qu’il exécuterait ensuite de façon immédiate que celui qu’il suspendrait postérieurement à une condition, divorce qui prendra alors effet selon l’opinion la plus répandue parmi la majorité des savants (1) ; tel est l’avis dominant parmi les disciples d’al-Shâfi‘î, d’Ahmad et d’autres.

D’autres ont soutenu que, si le divorce intervient ensuite par une suspension ultérieure, cela ne constitue pas un taṭlîq ; la condition ne se trouve donc pas réalisée. C’est l’un des deux avis rapportés dans son école, mentionné par le Qâdî Abû Ya‘lâ, mais il est faible.

Quant au divorce qui survient en vertu d’une condition antérieure à cette seconde suspension, l’homme n’a pas divorcé après la seconde suspension ; le divorce est déjà survenu par la première, si bien que la condition n’est pas remplie et que l’effet qui en dépendait ne se produit pas, à moins qu’il ne vise uniquement la réalisation de l’événement suspendu, qu’il provienne d’une suspension antérieure ou d’une autre cause.

(1) Le copiste a apposé sur le mot la lettre « khāʾ » (خ) ; en marge, il a inscrit « al-fuqahāʾ » (الفقهاء), surmonté d’un autre « khāʾ » (خ).
فإنَّ مراد الإنسان نوعان: نوع يريده إرادةً جازمةً، ونوعٌ يريده إرادةً معلقةً بشرطٍ؛ فإذا وُجِدَ الشرطُ كان مرادًا له، وإنْ لم يوجد لم يكن مرادًا له، وهذا معنى قول جمهور الفقهاء مع الصفة تطليق، فلم يجعل الوقوع المعلَّق وحده تطليقًا، فَعُلِمَ أنه لم يصر مُطَلِّقًا إلا بالتعليق ووجود الصفة، والتطليق هو إيقاع الطلاق؛ فَعُلِمَ أنه لم يقع منه عند التعليق إيقاع جازم ولا تام ولا منجز، وإنما وقع منه تطليق معلق بالصفة. ومن الفقهاء مَنْ قال: التعليق ليس بتطليق البتة؛ والطلاق الواقع بوجود الصفة لم يوقعه هو، بل هو وقع؛ وعلى هذا ينبني النزاع فيما إذا قال: إنْ طلقتكِ فعبدي حر أو فلانة طالق، فإنَّ هذا يتناول ما نجزه من الطلاق بعد هذا، وذلك ما يعلقه بعد هذا بشرطٍ يقع الطلاق عنده في المشهور عند أكثر العلماء (١) ، وهو قول جمهور أصحاب الشافعي وأحمد وغيرهما. ومنهم مَنْ قال: إذا وقع بعد هذا بتعليقٍ متأخر لم يكن تطليقًا، فلا توجد الصفة؛ وهذا أحد الوجهين في مذهبه ذكره القاضي أبو يعلى وهو ضعيف، وأما الطلاق إذا وقع بصفةٍ متقدمةٍ على هذا التعليق لم يكن قد طَلَّقَ بعد التعليق الثاني، بل وقع الطلاق بالتعليق الأول، فلا تحصل الصفة فلا يحصل المعلَّق بها، اللهم إلا أَنْ يقصد مجرد حصول المعلَّق سواء كان بتعليقٍ متقدم أو بغير ذلك. * * * *
(١) وضع الناسخ عليها حرف (خ)، وفي الهامش كتب (الفقهاء) وفوقها حرف (خ).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies