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Il dit :
« Il arrive que l’on s’étonne de la suspension d’un acte constitutif, et l’on se pose la question : “Comment a-t-on pu permettre la suspension de la répudiation et de l’affranchissement alors qu’ils constituent tous deux des actes constitutifs ?” Or, cette objection ne saurait venir de l’auteur, puisqu’il reconnaît la validité de la suspension, ni des ẓâhirites, qui, pour leur part, admettent également la suspension de l’affranchissement.
Sache donc que la suspension de la répudiation et de l’affranchissement ne relève pas de la suspension de l’acte constitutif ; l’acte constitutif consiste en effet dans la formulation même de l’affranchissement et de la répudiation, tandis que l’affranchissement et la répudiation proprement dits en sont l’effet. En vérité, l’acte constitutif est la formulation conditionnelle qui rend la répudiation et l’affranchissement dépendants de cette condition, et la réalisation conditionnelle est l’effet de cet acte. L’acte constitutif appartient à la catégorie de l’action, tandis que la réalisation relève de la catégorie de la passion.
Ainsi, l’époux n’a pas suspendu un acte de prononcer la répudiation ou l’affranchissement ; il a plutôt suspendu la répudiation et l’affranchissement eux-mêmes. Cette distinction est illustrée par la parole des juristes : “La suspension assortie d’une qualification constitue une prononciation de répudiation”, de sorte qu’ils n’ont pas considéré que la seule survenance conditionnelle fût, à elle seule, une répudiation consommée. Et Allah est plus savant. » (1)
Réponse :
Cette argumentation a déjà été exposée de façon détaillée, et nous en avons déjà traité. Toutefois – et Allah est plus savant – il semble qu’il ait d’abord présenté une objection succincte où il mentionnait ces propos, puis qu’il ait ensuite développé l’objection comme nous l’avons rapporté précédemment ; d’où cette répétition de sa part, que nous ne lui reprochons pas.
Nous disons plutôt : son interdiction de suspendre l’acte constitutif se retourne contre lui, car la réalisation dépend du prononcé et en découle nécessairement ; il est impossible qu’une réalisation advienne sans prononcé. Par conséquent, si le prononcé ne peut être suspendu, la réalisation elle-même ne saurait l’être.