Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

du conditionnel — telle que sa parole : « Tu es répudiée, certes je prendrai une autre épouse que toi », ou : « Tu es répudiée, certes j’accomplirai telle ou telle chose ». La suspension est alors valable lorsqu’il l’a (1) réellement voulue et qu’il est ignorant de la langue arabe ; s’il est, en revanche, compétent en arabe et qu’il entend malgré tout la suspension, la question est renvoyée aux deux versions (2) relatives au répudiant qui subordonne le divorce à son intention (3).

Ces auteurs n’ont pas considéré cette formulation, d’un point de vue linguistique, comme un serment ni comme une clause suspensive ; ils l’ont rangée parmi les tournures fautives des gens du commun qui visent la condition, comme s’il disait : « An dakhalti d-dâr fa-anti ṭâliq » — avec la voyelle fatḥa. Si l’intéressé vise par là ce que veut la masse et qu’il est ignorant de l’arabe, il s’agit d’une condition tout comme s’il l’avait explicitement voulue, alors qu’en langue arabe son statut est celui d’une répudiation immédiatement effective.

De même, selon eux, l’énoncé : « Tu es répudiée, certes je sortirai » se compose de deux phrases distinctes, sans [لا] (4) lien aucune de l’une avec l’autre, comme lorsqu’il dit : « Tu es répudiée au moment de la sortie » (5). S’il entend par là la suspension, cela revient à l’avoir voulue à l’aide d’une locution absolue, et ils l’ont ramenée aux deux versions (6) concernant la suspension du divorce par l’intention intérieure.

Or cette opinion est extrêmement faible à plusieurs égards :

  1. Cette tournure est, de toute évidence, la formule d’un serment et non d’une condition ;
  2. Elle est conforme à la langue et non contraire à celle-ci ;
  3. Que, qu’elle soit (7), dans l’usage courant, employée par les gens pour lier la répudiation
(1) Au texte original : « فكان ». (2) Au texte original : « روايتين » ; il est probable que la lecture correcte soit celle que j’ai établie. (3) Je n’ai trouvé personne ayant rapporté ces propos d’Abû ‘Abd Allâh ; il semble que leur transmission s’arrête ici. (4) Ajout nécessaire au contexte. (5) Au texte original : « الخرج ». (6) Au texte original : « روايتين » ; la forme correcte est celle que j’ai établie. (7) Au texte original, addition : « إنها » ; en la supprimant, le propos devient cohérent.
الشرط ــ كقوله: أنتِ طالق لأتزوجنَّ عليك، أو أنتِ طالق لأفعلنَّ كذا = فيصح إذا نوى التعليق وكان (١) جاهلًا بالعربية، وإن كان عالمًا ونوى التعليق خُرِّجَ على روايتي (٢) تعليق المطلِّق بالنية) (٣) ؛ فهؤلاء لم يجعلوا هذا اللفظ في اللغة قَسَمًا ولا جعلوه تعليقًا، بل جعلوه في لحن العامة الذي ينوون به الشرط، كما لو قال: (أَنْ دخلتِ الدار فأنت طالق) بالفتح؛ فإذا نوى به ما يقصده العامة وكان جاهلًا بالعربية = كان شرطًا، كما لو نواه، وجعلوه في العربية حُكْمُهُ حكم المنجز. وأنَّ قوله: (أنت طالق لأخرجنَّ) جملتان [لا] (٤) ارتباط لإحداهما بالأخرى، كقوله: أنت طالق عند الخروج (٥) ، فإذا نوى التعليق بذلك كان كما لو نواه باللفظ المطلق، فخرجوه على روايتي (٦) تعليق الطلاق بالنية؛ وهذا القول ضعيف جدًا من وجوه: أحدها: أن هذه الصيغة صيغة قسم لا شرط. الثاني: أَنَّ هذا موافقٌ للغة لا مخالفٌ لها. الثالث: أنها سواء كانت (٧) في عرف الناس يقصدون بها ارتباط الطلاق
(١) في الأصل: (فكان). (٢) في الأصل: (روايتين)، ولعل الصواب ما أثبتُّ. (٣) لم أجد مَنْ نقلَ كلام أبي عبد الله هذا، ويبدو أن النقل عنه ينتهي هنا. (٤) إضافة يقتضيها السياق. (٥) في الأصل: (الخرج). (٦) في الأصل: (روايتين)، والصواب ما أثبتُّ. (٧) في الأصل زيادة: (إنها)، وبحذفها يستقيم الكلام.

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