Suspension conditionnée à la réalisation d’un fait futur (1).
Ceci concorde avec ce qui est rapporté d’Abû Saʿîd al-Khwârazmî l’aveugle — dont on dit qu’après Abû Ṭayyib at-Tabarî, nul n’était plus érudit que lui parmi les disciples d’ash-Shâfiʿî de son temps —, à savoir qu’il répondit, au sujet de la formule : « Tu es répudiée, lâ dakhaltu ad-dâr » : le « lâ » n’est pas le substitut d’une particule conditionnelle ; le divorce se réalise plutôt par le fait même d’entrer [dans la maison], car la parole « Tu es répudiée » peut tenir lieu de « Je jure » ou « Je prête serment ».
La preuve en est que, s’il disait : « Tu es répudiée si je prête serment », puis ajoutait : « Tu es répudiée si tu entres dans la maison », la répudiation serait prononcée.
Ce qu’a rapporté Abû Saʿîd a été mentionné par plus d’un savant parmi les disciples d’ash-Shâfiʿî, d’Ahmad et d’autres encore, et ils ont indiqué qu’ils employaient à cet effet une formule de serment. Un petit groupe toutefois s’y est opposé et a déclaré — selon les propres termes d’Abû ʿAbd Allâh Ibn Taymiyya (2) — : « Quant à ce que les gens du commun présentent sous forme de condition sans recourir à ces particules — c’est-à-dire sans les particules…"