— comme le montrent les catalogues des manuscrits arabes, tant dans les pays islamiques qu’ailleurs, l’ouvrage y est, à tort, attribué à as-Subkî (1).
Il s’agit d’une bonne copie, rédigée dans une écriture naskh claire. Sous ma propre pagination, le manuscrit compte (279) feuillets ; chaque page comporte (25) lignes, et chaque ligne une dizaine de mots ou davantage.
Au haut du premier feuillet, d’une main différente de celle du copiste, on lit : « (Fiqh) », puis immédiatement au-dessous : « (al-Taḥqîq, Réfutation du Taʿlîq d’as-Subkî) ». Reste à savoir si cette mention émane du catalogueur, ou si elle est la cause de l’erreur de catalogage.
Au bas du même feuillet, sur le côté gauche, une écriture moderne, disposée en diagonale de haut en bas, indique : « ʿUmūm — 1091 — Fiqh shâfiʿî — 200609 ».
Le manuscrit s’ouvre sur les paroles du répondant – qu’Allah lui fasse miséricorde : « La religion est ce à quoi Allah n’a pas donné permission, et cela revient, dans la religion, à réprouver ce qu’Allah a légiféré… » etc. Cela atteste qu’il manque un passage au début du manuscrit. L’hypothèse la plus vraisemblable, selon moi, est qu’environ dix feuillets font défaut dans ce volume. En effet, le copiste a divisé l’ouvrage en sections, chacune contenant dix pages, ce qu’il indique, en lettres, dans l’angle supérieur gauche de chaque feuillet ; il a commencé par « le second », puis a poursuivi la numérotation tous les dix feuillets.