Il dit : On peut donc inférer de là que celui qui prononce : « Le divorce m’est obligatoire » ou « Le divorce m’est imposé » – aucune répudiation ne prend effet dans son cas.
Nos condisciples d’Irak, en revanche, déclaraient au sujet de celui qui dit : « Le divorce m’est imposé » que le divorce se réalise effectivement, car, dans l’usage des gens, cette formule renvoie à la répudiation elle-même. Muḥammad b. Maslama (1) affirmait, pour sa part, que le divorce se réalise en toute circonstance.
Al-Hinduwānī rapporte d’ʿAlī b. (2) Aḥmad, d’après (3) [Naṣr] (4) b. Yaḥyā, d’après Muḥammad b. Muqātil, qu’il a dit : « La question fait l’objet d’une divergence. »
Abū Ḥanīfa – qu’Allāh lui fasse miséricorde – a dit : « Si quelqu’un dit : “Le divorce m’est imposé” ou “Le divorce m’est obligatoire”, le divorce ne prend pas effet. »
Muḥammad [b. al-Ḥasan] a déclaré : « Il prend effet lorsqu’il dit : “imposé”, et ne prend pas effet lorsqu’il dit : “obligatoire”. »
Ibn Samāʿa (5) rapporte d’Abū Yūsuf, dans ses Nawādir, au sujet d’un homme ayant dit : « Je me suis obligé au divorce de mon épouse » ou « Je me suis obligé à l’affranchissement de cet esclave » : s’il a réellement visé le divorce ou l’affranchissement, ceux-ci prennent effet ; à défaut d’intention, rien ne lui incombe.
De même, s’il déclare : « Je me suis obligé au divorce de cette épouse si j’entre dans la maison » ou « à l’affranchissement de cet esclave », puis qu’il entre effectivement dans la maison, divorce et affranchissement prennent effet s’il en avait l’intention ; sans intention, il n’en résulte rien (6).
Cette opinion rapportée d’Abū Ḥanīfa est également celle d’un groupe parmi les disciples d’al-Shāfiʿī.