Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

des savants (1).

Quant au jeûne objet d’un vœu, il est accompli pour le défunt (2), comme cela est établi dans les recueils authentiques d’après le Prophète – qu’Allâh prie sur lui et le salue – par plusieurs chaînes de transmission (3). Tel est l’avis d’Ibn ʿAbbâs et d’autres parmi les Anciens, ainsi que celui des jurisconsultes spécialisés dans le ḥadith, tels qu’Ahmad ibn Ḥanbal, Isḥâq ibn Râhawayh et d’autres encore.

Ibn ʿAbbâs – qu’Allâh l’agrée, lui et son père –, celui-là même qui a rapporté du Prophète – paix et salut sur lui – que le proche parent du défunt jeûne pour lui, a [selon une autre narration] (4) distingué entre le jeûne issu d’un vœu et le jeûne obligatoire ; Ahmad, Isḥâq et d’autres l’ont suivi. Le jeûne obligatoire n’entre pas dans la portée de la parole du Prophète – paix et salut sur lui : « Celui qui meurt alors qu’il a un jeûne à accomplir, son proche parent jeûnera pour lui » (5).

En effet, Allâh – exalté soit-Il – n’a pas prescrit le jeûne à celui qui en est incapable, et le défunt est incapable de jeûner, à la différence [du défunt qui a fait vœu de jeûner] (6) : celui-ci l’a rendu obligatoire dans sa propre dhimma, ce qui englobe aussi bien ce dont il était capable que ce dont il était incapable.

C’est pourquoi l’opinion des jurisconsultes du ḥadith est que tous les actes cultuels faisant l’objet d’un vœu peuvent être accomplis pour le défunt, y compris la retraite spirituelle (iʿtikâf) et la prière, comme cela a été rapporté des Compagnons ; et c’est là l’avis le plus juste.

(1) Marâtib al-Ijmâʿ (p. 72), Jâmiʿ al-Masâʾil, t. 4, p. 245-247 ; Minhâj as-Sunnah, t. 5, p. 228. (2) Majmûʿ al-Fatâwâ, t. 24, p. 310 ; al-Fatâwâ al-Kubrâ, t. 3, p. 30 ; Jâmiʿ al-Masâʾil, t. 4, p. 245-247 ; Minhâj as-Sunnah, t. 5, p. 228. (3) La vérification d’une partie sera présentée ultérieurement. (4) Dans le texte original : « wa-annahu », et la formulation que j’ai retenue me paraît la plus correcte. (5) Rapporté par al-Bukhârî (n° 1952) et Muslim (n° 1147) d’après ʿÂ’isha – qu’Allah soit satisfait d’elle. Rapporté également par al-Bukhârî (n° 1953) et Muslim (n° 1148) d’après Ibn ʿAbbâs – qu’Allah soit satisfait d’eux deux. Muslim (n° 1149) le rapporte aussi, dans le même sens, de la part de Burayda – qu’Allah soit satisfait de lui. (6) Dans le texte original : « al-mītādhir », et la forme que j’ai retenue me paraît la plus correcte.
العلماء (١) . وأما الصوم المنذور فيفعل عن الميت (٢) ، كما ثبت ذلك في الصحيح عن النبي - صلى الله عليه وسلم - من غير وجه (٣) ، وهو مذهب ابن عباس وغيره من السلف، وقول فقهاء الحديث كأحمد بن حنبل وإسحاق بن راهويه وغيرهما. وابن عباس - رضي الله عنهما - نفسه الذي روى عن النبي - صلى الله عليه وسلم - أنه يصوم عن الميت وليُّهُ [روي عنه أنه] (٤) يفرق بين صيام النذر وصيام الفرض، واتبعه أحمد وإسحاق وغيرهما، وصومُ الفرض لم يدخل في قول النبي - صلى الله عليه وسلم -: «من مات وعليه صيام صام عنه وليه» (٥) ؛ فإنَّ الله ــ سبحانه ــ لم يوجب الصيام على مَنْ يَعجز عنه، والميت عاجز بخلاف [الميت الناذر] (٦) فإنه أوجبه في ذمة نفسه، وذلك يتناول ما يقدر عليه وما يعجز عنه. ولهذا كان مذهب فقهاء الحديث أن جميع العبادات المنذورة تفعل عن الميت حتى الاعتكاف والصلاة كما نقل عن الصحابة، وهو أصح
(١) مراتب الإجماع (ص ٧٢)، جامع المسائل (٤/ ٢٤٥ - ٢٤٧)، منهاج السنة (٥/ ٢٢٨). (٢) مجموع الفتاوى (٢٤/ ٣١٠)، الفتاوى الكبرى (٣/ ٣٠)، جامع المسائل (٤/ ٢٤٥ - ٢٤٧)، منهاج السنة (٥/ ٢٢٨). (٣) سيأتي تخريج بعضها. (٤) في الأصل: (وأنه)، ولعل الصواب ما أثبتُّ. (٥) أخرجه البخاري (١٩٥٢)، ومسلم (١١٤٧) عن عائشة - رضي الله عنها -. وأخرجه البخاري (١٩٥٣)، ومسلم (١١٤٨) من حديث ابن عباس - رضي الله عنهما -. وأخرجه مسلم (١١٤٩) من حديث بريدة - رضي الله عنه - بمعناه. (٦) في الأصل: (الميتاذر)، ولعل الصواب ما أثبتُّ.

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