Le répondant l’a mentionnée en un passage de manière concise, puis, en un autre endroit où l’argumentation exigeait de s’étendre, il a développé la recherche et l’exposé relatifs à cette question.
3 — Ne pas s’écarter du sujet ; malgré la longueur de l’ouvrage, il ne s’est jamais éloigné du cœur du débat. S’il traite d’une question de fondement (uṣūl) ou d’une question de détail (furūʿ), c’est toujours en raison de son lien avec le thème débattu. Cela n’a rien d’étonnant de sa part, car
« il s’est présenté une question secondaire concernant un partage à propos duquel les muftis de l’époque divergeaient ; il y consacra alors un volumineux ouvrage. De même, il survint une question relevant d’une peine légale ; là encore, il rédigea un gros volume, sans jamais s’écarter, dans chacun d’eux, de la question même, sans s’étendre en propos confus, sans entrer et sortir du sujet ; à chaque fois, il apporta ce que les esprits et les imaginations n’auraient pu concevoir »
(1).
4 — Les chapitres qu’Ibn Taymiyya a placés à la fin de la réfutation se distinguent par leur brièveté par rapport à ceux du début ou du milieu de l’ouvrage, parce que, d’une manière générale, la plupart des recherches avaient déjà été exposées en détail.
[Sixième section : description du manuscrit]
À ma connaissance, l’ouvrage n’existe qu’en un seul exemplaire ; son original est conservé à la Bibliothèque Chester Beatty sous le n° 013906-1, et de nombreuses bibliothèques en ont réalisé des reproductions photographiques (2).