Il a ainsi réuni ce qu’Allah et Son Messager — qu’Allah prie sur lui et le salue — avaient distingué, en s’appuyant sur l’attribut commun au vœu de piété et au vœu-serment, attribut pourtant annulé par le Législateur (1). Inversement, il a écarté l’attribut commun au serment prononcé sous forme de vœu et à celui prononcé sous forme de divorce ou d’affranchissement, alors même que le Législateur l’a, quant à Lui, pris en considération. Dans le rapprochement comme dans la séparation qu’il opère, il réunit donc et il distingue au moyen d’un attribut qu’Allah et Son Messager n’ont pas retenu, en délaissant l’union et la distinction qu’Allah et Son Messager ont, eux, consacrées.
Il a fait du facteur déterminant, dans le vœu de contestation, l’engagement qu’il fait peser sur la dhimma ; or cet attribut est absent du serment prononcé sous forme de divorce ou d’affranchissement, alors qu’il est présent dans la suspension d’un vœu. Par cela, il voulait différencier entre le serment-vœu et le serment de divorce ou d’affranchissement. Si son propos était exact, aucun vœu portant sur un acte dans la dhimma ne deviendrait obligatoire, puisque cet attribut s’y trouve. Or, le Législateur n’a fait du facteur décisif, dans la suspension ayant valeur de serment, que l’intention de serment, et non l’engagement d’un acte dans la dhimma. Cet attribut — l’intention de serment — existe bel et bien dans le serment d’affranchissement et de divorce ; il convient donc de les traiter de façon identique à cet égard.
Sixième réponse :
Quant à son affirmation : « Certes, on y trouve une certaine ressemblance, en ce que chacun d’eux s’est interdit ou a incité son âme à l’égard de la condition mentionnée », on lui dira :
Cette ressemblance ne se réduit pas, comme tu l’as prétendu, au seul fait d’encourager ou d’interdire la réalisation de la condition. En effet, ce sens se trouve aussi dans la suspension d’une menace, telle que la parole du Très-Haut :
« Quiconque aura fait le poids d’un atome de bien le verra,
et quiconque aura fait le poids d’un atome de mal le verra »
(al-Zalzalah, 7-8).
Cette parole contient à la fois exhortation et dissuasion à propos de la condition, tout en n’ayant aucun rapport avec les serments : nul ne la qualifiera de serment et son statut n’est en rien celui d’un serment.