l’autre ; il se peut toutefois que la saleté ne disparaisse qu’au moyen d’une certaine rudesse ; mais cette rudesse engendre une propreté et une douceur telles que nous louons ladite âpreté).
Néanmoins, le but de la sévérité à l’égard de l’adversaire n’est pas de l’atteindre personnellement, mais bien plutôt
(« L’objectif de la réponse à ses objections n’est point de le dénigrer ni de le réfuter en tant que personne ; il est, au contraire, remercié, loué, encensé et honoré pour ce qu’il a exposé en y consacrant tous ses efforts… Le vrai dessein est de réfuter le genre de propos fallacieux qui contredit ce qui est conforme à la guidée et à la religion de vérité… »)
(1)
Quant à la méthode suivie par Ibn Taymiyya dans la disposition de cet ouvrage, je la résume dans les points suivants :
1 — Il divise la réfutation en chapitres ; le chapitre commence – le plus souvent – par la citation de la formule de l’objecteur (2), puis il la commente en exposant l’intention de l’objecteur ou celle du répondant dans le texte original de la fatwa.
Il arrive que la réponse nécessite un développement ; il dit alors : « La réponse comporte plusieurs aspects », puis il les énumère l’un après l’autre.
Parfois, il résume d’abord la réponse, puis entreprend d’en donner le détail et l’explication, comme aux p. 253, 552, 783 et 784.
2 — Il répète certains sujets de recherche selon ce qu’exige la circonstance ; il se peut qu’il revienne sur une question déterminée parce que l’objecteur l’a évoquée en plusieurs passages de son objection, ou parce que