Et quiconque distingue là où Allah a réuni se trouve à l’égal de celui qui dirait : « L’héritage revient au fils aîné, celui qui repousse l’attaque à la place des femmes et des enfants » ; il introduit ainsi, dans la succession, une distinction que Dieu – Très-haut – a abolie, alors qu’Allah – exalté soit-Il – a mis sur un pied d’égalité, dans le partage successoral, le petit et le grand, le riche et le pauvre, bien qu’Il les ait différenciés dans d’autres statuts.
Relève du premier type (1) celui qui affirme : « Le budʿ – c’est-à-dire le droit de jouissance sexuelle – est semblable au patrimoine ; lorsqu’un homme meurt, son proche héritier recueille son épouse comme il recueille ses biens », ou encore celui qui dit : « Le ẓihâr équivaut au divorce, puisque c’est une formule destinée au divorce ; il devient donc une allusion validant le divorce comme toutes les autres allusions », ainsi que les autres analogies qui réunissent ce qu’Allah – Très-haut – a distingué.
Relève du second type celui qui soutient : « Si l’auteur d’un faux serment est fortuné, il convient de lui imposer l’expiation du ẓihâr, car cette expiation est plus lourde (2) pour lui, à la différence du pauvre », voulant par là établir une différence là où Allah – Très-haut – a établi l’égalité. Il en va de même de celui qui dit : « Il est permis à une personne d’affranchir l’esclave d’autrui et d’en payer le prix, car il s’agit d’un acte de rapprochement d’Allah – Très-haut –, contrairement au divorce » ; alors que le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – a mis les deux cas sur le même plan lorsqu’il a dit :
[153/b]
« Point d’affranchissement pour le fils d’Adam si ce n’est dans ce qu’il possède, et point de divorce pour le fils d’Adam si ce n’est dans ce qu’il possède » (3).
Les exemples de cette nature sont nombreux (4).
En effet, nombre de caractéristiques que beaucoup de gens croient déterminantes pour joindre ou distinguer les statuts sont, auprès d’Allah – Très-haut – et de Son Messager – paix et bénédictions sur lui –, sans aucun effet (5) ; et ce qu’a mentionné celui-ci