Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

la mise à exécution de cela lors de la réalisation de la condition.

Troisième réponse :
— À supposer que le vœu consiste en l’obligation d’un acte dans la dhimma, on lui dira :
Il ne fait aucun doute que, dans le vœu, ce qui est suspendu est l’obligation de ces actes, tout comme, dans l’autre cas, ce qui est suspendu est la survenance de l’affranchissement et du divorce. Si cette suspension relevait d’un vœu pur – le vœu de piété (nadhru t-tabarrur) –, l’établissement de cette obligation suspendue dans la dhimma deviendrait effectif et il ne lui serait plus possible de la lever, que ce soit par une kaffârah ou autrement ; il serait aussi incapable de la révoquer qu’il l’est d’empêcher la survenance du divorce ou de l’affranchissement. L’obligation tient alors le même statut que la survenance.

Ensuite, si, par son vœu, il avait l’intention du serment, cette obligation ne s’établit pas à la réalisation de la condition ; il lui suffit de s’acquitter de la kaffârah du serment, à moins qu’il ne veuille assumer la conséquence de la suspension, c’est-à-dire accomplir ce qu’il s’est imposé. De même, lorsque le divorce ou l’affranchissement est subordonné à une condition à la manière d’un serment, leur survenance ne se produit pas lorsque la condition se réalise ; la kaffârah du serment suffit, sauf s’il décide de donner effet à la suspension – c’est-à-dire au divorce ou à l’affranchissement –, auquel cas il prononce alors un acte d’affranchissement ou de divorce. S’il agit ainsi, aucune kaffârah ne lui incombe dans ce cas, tout comme aucune kaffârah ne lui est due lorsqu’il accomplit l’acte dont il avait rendu l’accomplissement obligatoire. Tel est l’avis de la majorité.

L’imâm Aḥmad ibn Ḥanbal a même déclaré qu’il s’agit là d’un consensus. Il existe toutefois une opinion rapportée de l’imâm Ash-Shâfiʿī, adoptée par un groupe de savants du Khurâsân, et une version attribuée à Aḥmad, transmise par plusieurs de ses disciples, selon lesquelles la kaffârah demeure nécessaire.

En définitive, l’établissement de l’obligation dans la dhimma par une suspension de type serment ou déclaratif est, à tous égards, identique à l’établissement de la survenance (divorce ou affranchissement) par la même forme de suspension ; il n’existe absolument aucune différence significative entre les deux. Dès lors, si l’intention de prêter serment empêche la confirmation de l’obligation, elle empêche tout autant la survenance de l’acte.

إيقاع ذلك عند الشرط. الجواب الثالث: أنه بتقدير أن يكون النذر وجوب فعل في الذمة؛ فيقال له: لا ريب أَنَّ المعلَّق في النذر وجوب تلك الأفعال، كما أن المعلَّق هناك وقوع العتق والطلاق، ولو كان التعليق نذرًا محضًا ــ وهو نذر التبرر ــ للزم ثبوت هذا الوجوب المعلق في الذمة، ولم يمكنه رفع وجوب هذه الأفعال عن ذمته بكفارة ولا غيرها، ولم يكن متمكنًا من رفع هذا الوجوب، كما لا يتمكن من رفع وقوع الطلاق والعتاق، فالوجوب كالوقوع. ثم إذا قصد بالنذر اليمين لم يثبت هذا الوجوب عند الشرط، بل تجزئه كفارة يمين إلا أَنْ يَلزم مقتضى التعليق، وهو فعل ما أوجبه؛ كذلك في تعليق الطلاق والعتق على وجه اليمين لا يثبت هذا الوقوع عند الشرط، بل تجزئه كفارة يمين إلا أن يلزم مقتضى التعليق ــ وهو وقوع الطلاق والعتق ــ فينشئ حينئذٍ إعتاقًا وطلاقًا، وإذا فعل ذلك لم يكن عليه كفارة يمين هنا، كما ليس عليه كفارة يمين إذا فعل ما عَلَّقَ وجوبه؛ هذا مذهب الجمهور. وذكر أحمد بن حنبل أَنَّ هذا إجماعًا، وفيه قولٌ للشافعي اختاره طائفة من الخراسانيين، وذُكِرَ ذلك رواية عن أحمد حكاها جماعة من أصحابه أنه لا بُدَّ من الكفارة. والمقصود: أنَّ ثبوت الوجوب في الذمة بالتعليق القَسَمِيِّ والإيقاعي كثبوت الوقوع بالتعليق القسمي والإيقاعي، ليس بينهما فرق مؤثر أصلًا البتة، فإذا كان قصد اليمين مانعًا من ثبوت الوجوب = كان ــ أيضًا ــ مانعًا من ثبوت الوقوع.

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