Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Et la réponse (1) est la suivante : la distinction purement formelle qu’il a établie entre le vœu (nadhr) et la suspension de l’affranchissement ou du divorce — à savoir que le vœu doit impérativement comporter l’engagement d’un acte que le déclarant institue — revient à considérer que le contenu du vœu consiste en l’obligation d’accomplir un acte pour Allah, exalté soit-Il, même lorsqu’il porte sur un bien déterminé. Ainsi, s’il dit : « J’ai envers Allah l’obligation d’affranchir cet esclave », ou : « Cette brebis est un hady ou un sacrifice d’‘Aïd », ou encore : « Si Allah guérit mon malade, alors le tiers de mes biens sera en aumône », et choses analogues, dans tous ces cas il lui incombe d’accomplir un acte : affranchir l’esclave, immoler l’‘udhiyya ou le hady, puis même en distribuer la viande et répartir l’aumône entre
[150/b]
les pauvres.

Cet acte rendu obligatoire par le vœu relève d’une faculté — il peut l’accomplir ou y renoncer — à l’inverse de l’affranchissement et du divorce conditionnels, lesquels ne sont qu’une simple survenance : si la condition se réalise, l’effet se produit sans aucune intervention de sa part. Cette survenance ne lui impose aucun acte à exécuter ; elle ne fait que lui interdire ce qui lui était licite avant l’affranchissement ou le divorce en matière de jouissance, de détention et de droits inhérents à la propriété. Lorsque la propriété prend fin, il lui est défendu ce qu’il est défendu à tout non-propriétaire, sans qu’aucune obligation positive ne pèse sur sa charge.

On lui dira donc, premièrement : la réponse comporte plusieurs volets : nier que l’obligation qu’il évoque s’attache nécessairement au vœu, nier qu’elle fasse totalement défaut dans l’affranchissement et le divorce, montrer ensuite qu’elle est sans incidence, puis démontrer qu’à plus forte raison elle entraîne la nullité du divorce ou de l’affranchissement juré.

Premier volet : on dira qu’il n’est pas requis, pour tout vœu, que son auteur soit tenu d’accomplir un acte après l’avoir prononcé ; il se peut que l’objet du vœu ne lui impose qu’une simple abstention et retenue. Ainsi, s’il disait : « Si Allah guérit mon malade, ma demeure sera un waqf au profit des pauvres et des nécessiteux », elle deviendrait waqf dès la réalisation

(1) Voir p. 108 et suivantes, p. 516 et suivantes.
والجواب (١) : أَنَّ ما ذكره من الفرق الصوري بين النذر وبين تعليق العتق والطلاق، وهو أن النذر لا بُدَّ أَنْ يتضمن التزامَ فعلٍ يُنشئه، فيكون مضمون النذر: إيجابُ فِعلٍ يفعل لله ــ تعالى ــ وإن كان في عينٍ معينة، فإذا قال: لله عليَّ أَنْ أعتق هذا العبد، أو قال: هذه الشاة هدي أو أضحية، أو قال: إِنْ شَفى الله مريضي فثلث مالي صدقة ونحو ذلك = ففي جميع هذه المواضع: عليه أَنْ يفعل فعلًا؛ فيعتق العبد، ويذبح الأضحية والهدي، بل ويفرق لحم ذلك، ويقسم الصدقة بين [١٥٠/ ب] الفقراء. وهذا الفعل الواجب بالنذر هو متمكن من فعله وتركه، بخلاف العتق والطلاق المعلق، فإنه وقوع مجرد؛ فإذا عُلِّقَ وَقَعَ عند الصفة بغير فعل منه، والوقوع لا يوجب عليه فعلًا يفعله، وإنما يوجب عليه ترك ما كان مباحًا له قبل العتق والطلاق من الاستمتاع والحبس وما يتبع الملك؛ فإذا زال ملكه حرم عليه ما يحرم على غير المالك من غير أن يجب عليه فعلٌ في الذمة ينشئه. فيقال له: أولًا: الجواب من وجوه: منع لزوم ما ذكره من النذر، ومنع انتفائه مطلقًا في العتق والطلاق، ثم بيانُ عدم تأثيره، ثم بيان أن هذا يوجب عدم الطلاق والعتق المحلوف به بطريق الأولى. الوجه الأول: أَنْ يقال: ليس مِنْ شَرْطِ كُلِّ نذر أن يلزمه فعل يفعله بعد النذر، بل قد لا يوجب المنذور عليه إلا مجرد الكف والإمساك، فلو قال: إِنْ شفى الله مريضي فداري وقف على الفقراء والمساكين= صارت وقفًا بوجود
(١) انظر (ص ١٠٨ وما بعدها، ٥١٦ وما بعدها).

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