La précaution d’Aḥmad dans la transmission de l’unanimité (ijmâ‘), sa réfutation de celui qui la déclare péremptoirement acquise, ainsi que l’ordre qu’il lui donne de se borner à dire : « Je ne connais aucune divergence. »
Il déclare encore (p. 933) :
« Il a tenu ces paroles après une investigation complète et après avoir emprunté, dans son ouvrage qu’il a intitulé Al-Taḥqīq fî t-Ta‘lîq, la voie d’une vérification minutieuse ; il y a approfondi les significations, cité les traditions, rapporté des transmissions et mené des recherches qui l’ont fait devancer les autres. »
Il dit également (p. 897) :
« Dans ce point, l’objection a été pertinente et juste. »
Bien d’autres exemples analogues sont disséminés dans les replis de cette réfutation.
d) — Présenter des excuses à l’adversaire pour les erreurs qu’il a commises. Il affirme ainsi dans notre ouvrage (p. 891) :
« J’excuse l’objecteur et ceux de son acabit pour nombre de leurs propos, car des personnes plus éminentes qu’eux se sont trompées en certains points ; eux-mêmes ont ajouté à l’erreur, si bien que celle-ci s’est multipliée et que leur connaissance du Livre, de la Sunna et du sens des paroles des Compagnons et de leurs successeurs s’est affaiblie. »
Il déclare encore (p. 789) :
« De même que l’a prétendu cet objecteur — qui a surpassé ses pairs et dont la supériorité sur eux est apparue lorsqu’il a accompli ce qu’ils sont incapables d’accomplir —, il parle abondamment de choses qu’il ne vérifie pas, suit ce dont il n’a aucune science et se lance, au moyen de citations et de recherches, dans ce dont il ignore la réalité.
Il ne fait aucun doute que les personnes qui restent en deçà dans cette question sont excusées, parce qu’elles n’y ont pas trouvé, dans les transmissions et les recherches, de quoi parvenir à l’établir avec certitude ; mais, par miséricorde d’Allâh — Très-haut —, elles ont d’abord pensé qu’elles arriveraient rapidement à son terme et qu’il s’y trouvait des rapports et des arguments capables de les satisfaire. Lorsqu’elles ont alors approfondi l’examen et la investigation [ … ]¹, et que la durée de leur réflexion s’est prolongée…"}