Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

et non de celui qui en fait un serment nécessitant expiation ; mais ces auteurs se contredisent d’une contradiction manifeste : ils ont classé le vœu d’entêtement et de colère parmi les serments assortis d’expiation, alors qu’ils n’ont pas rangé le serment par divorce ou affranchissement dans la même catégorie ; bien au contraire, ils ont assimilé ce conditionnement à celui d’un vœu obligatoire. Ainsi, lorsqu’ils débattent avec celui qui soutient le caractère obligatoire du vœu d’entêtement et de colère, ils défendent qu’il s’agit d’un serment ; et lorsqu’ils débattent avec celui qui affirme qu’une expiation est due pour le serment impliquant divorce ou affranchissement, ils soutiennent que cela n’est pas un serment.

Et ils affirment :
« Le vœu d’entêtement et de colère se rapproche davantage du serment », puis ils citent, parmi ses points de ressemblance, ce qui imposerait qu’il soit un vœu obligatoire ; or cela est une erreur évidente.

Ce que les Compagnons – qu’Allah les agrée –, les Pieux Prédécesseurs, ainsi que les imams ash-Shâfiʿî, Aḥmad et d’autres – qu’Allah leur fasse miséricorde – ont plutôt exposé, c’est que l’intention de celui qui le prononce est celle d’un jurant et non celle d’un auteur de vœu ; la question relève donc du domaine des serments et non de celui des vœux. Cette réalité impose que le divorce et l’affranchissement invoqués dans un serment soient traités de la même manière, car il n’existe entre eux aucune différence pertinente. Que l’homme avisé médite donc cette contradiction flagrante ! Aborder ces questions sans principe fondamental tiré d’un texte ou d’une analogie valide conduit à attribuer le jugement de l’affaire initiale à une cause particulière, puis à rétablir ce même jugement sur une autre cause qui, elle, impose le contraire du jugement ; c’est la parole de celui qui n’a pas affermi le principe sur lequel il a bâti son opinion, bien qu’ils soient excusables dans ce domaine où la plupart des gens se sont embrouillés.

Si tu dis : « Voici une raison et voilà une seconde raison ; l’expiation s’impose pour l’une comme pour l’autre », tu admets alors que l’expiation devient obligatoire même là où le Nom suprême n’a pas été prononcé. Dès lors, si tu ne produis pas une raison empêchant d’inclure le serment par divorce ou affranchissement, tu ne disposeras plus d’aucune distinction – ni pertinente ni autre – ; il ne te restera que la simple transmission du madhhab.

لا من جعله يمينًا مكفرة، ولكن هؤلاء متناقضون تناقضًا بينًا، فإنهم جعلوا نذر اللجاج والغضب من الأيمان المكفرة، ولم يجعلوا الحلف بالطلاق والعتاق كذلك، بل جعلوا هذا التعليق كتعليق النذر اللازم؛ فصاروا إذا ناظروا من يقول بلزوم نذر اللجاج والغضب ينصرون أنه يمين، وإذا ناظروا من يقول بتكفير الحلف بالطلاق والعتاق ينصرون أنه ليس بيمين، ويقولون: إِنَّ نذر اللجاج والغضب أشبه اليمين، ويذكرون مِنْ شَبَهِهِ ما يوجب أن يكون نذرًا لازمًا؛ وهذا غلطٌ بَيِّنٌ. وإنما الذي ذكره الصحابة - رضي الله عنهم - والسلف والأئمة الشافعي وأحمد وغيرهما ــ رحمة الله عليهم ــ أن قصد صاحبه قصد الحالف لا قصد الناذر، وأنه من باب الأيمان لا من باب النذور، وهذا المعنى يوجب أن يكون الطلاق والعتاق المحلوف بهما كذلك، ليس بينهما فرق مؤثر؛ فليتدبر اللبيب هذا التناقض العظيم، والكلام في هذه المسائل بلا أصل يعتمد عليه من نص ولا قياس = يعللون حكم الأصل بعلة مختصة، ثم يثبتون الحكم بعلة أخرى، وتلك العلة توجب ضد ذلك الحكم، وهذا كلام مَنْ لم يُحْكِم الأصل الذي بنى عليه قوله، وهم معذورون في مثل هذا الموضع الذي اضطرب فيه أكثر الناس. فإنْ قلت: بل ذاك مدرك وهذا مدركٌ ثانٍ؛ فالكفارة تجب لهذا ولهذا، فقد سلمتَ أَنَّ الكفارة تجب حيث لم يذكر الاسم المعظم، وحينئذٍ؛ فإنْ لم تذكر مدركًا يمنع دخول الحلف بالطلاق والعتاق = لم يكن معك فرق أصلًا، لا مؤثر ولا غير مؤثر، وليس معك إلا حكاية المذهب.

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