Et sa parole : « Il m’incombe le pacte d’Allah et Son engagement » ne relève pas des formules de serment que mentionnent les grammairiens, et ce n’est pas non plus un serment prêté par le Nom sublime.
De plus, jurer par les Attributs d’Allah constitue, selon le texte explicite et le consensus, un serment devant donner lieu à l’expiation ; ainsi, si quelqu’un dit : « Par la Puissance d’Allah », son serment est valide alors même qu’il n’a pas juré par le Nom d’Allah, mais par l’un de Ses Attributs.
S’il est objecté que le serment par l’attribut implique le serment par Celui qui en est qualifié, on répond : cela prouve qu’il a bel et bien contracté son serment envers Allah ; il s’agit donc d’un serment requérant l’expiation, même si le Nom d’Allah n’est pas prononcé. Or, lorsqu’il le contracte pour Allah, il est d’autant plus ferme et plus solennel (1).
Quant à son énoncé : « Il m’incombe un vœu », il entraîne l’expiation du serment, d’après le texte et l’avis de la majorité des savants, bien qu’il n’y soit pas fait mention du Nom d’Allah – Très-Haut.
D’après ʿUqbah ibn ʿĀmir, le Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui – a dit : « L’expiation d’un vœu qui n’a pas été désigné est l’expiation d’un serment. » Rapporté par at-Tirmidhī (2), lequel déclara : « Hadith hasan, sahîh, gharib. »