Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Et sa parole : « Il m’incombe le pacte d’Allah et Son engagement » ne relève pas des formules de serment que mentionnent les grammairiens, et ce n’est pas non plus un serment prêté par le Nom sublime.

De plus, jurer par les Attributs d’Allah constitue, selon le texte explicite et le consensus, un serment devant donner lieu à l’expiation ; ainsi, si quelqu’un dit : « Par la Puissance d’Allah », son serment est valide alors même qu’il n’a pas juré par le Nom d’Allah, mais par l’un de Ses Attributs.

S’il est objecté que le serment par l’attribut implique le serment par Celui qui en est qualifié, on répond : cela prouve qu’il a bel et bien contracté son serment envers Allah ; il s’agit donc d’un serment requérant l’expiation, même si le Nom d’Allah n’est pas prononcé. Or, lorsqu’il le contracte pour Allah, il est d’autant plus ferme et plus solennel (1).

Quant à son énoncé : « Il m’incombe un vœu », il entraîne l’expiation du serment, d’après le texte et l’avis de la majorité des savants, bien qu’il n’y soit pas fait mention du Nom d’Allah – Très-Haut.

D’après ʿUqbah ibn ʿĀmir, le Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui – a dit : « L’expiation d’un vœu qui n’a pas été désigné est l’expiation d’un serment. » Rapporté par at-Tirmidhī (2), lequel déclara : « Hadith hasan, sahîh, gharib. »

(1) Dans Darʾ at-Taʿāruḍ (t. 10, p. 71) : « Il est authentiquement établi qu’il a juré “biʿizzat Allāh” (par la grandeur de Dieu) et qu’il a juré en disant “laʿamru Allāh” (par la vie de Dieu). Si le serment par Ses attributs était un serment par autre que Dieu, il ne serait pas valable. On comprend donc que celui qui a juré ainsi n’a pas juré par autre que Dieu, mais qu’il a juré par Dieu de façon implicite, car jurer par un attribut essentiel équivaut à jurer par l’Être décrit – qu’Il soit glorifié. » Voir aussi : Majmūʿ al-fatāwā (35/273), al-Fatāwā al-kubrā (4/130), al-Qawāʿid al-kullīya (p. 494). (2) Numéro 1528. L’expression « kafārat al-nadhr kafārat al-yamīn » a déjà été mentionnée ; dans Muslim, sans ajout, on trouve « idhā lam yusammā » (si aucun nom n’a été donné). Al-Bayhaqī rapporte dans Sunan al-kabīr (20/110) la version authentique d’Abū al-Khayr, d’après ʿUqba b. ʿĀmir, selon le Prophète (que la paix soit sur lui) : « kafārat al-nadhr kafārat al-yamīn ». Voir également : Naṣb al-rāya (3/295), Irwāʾ al-ghalīl (8/209).
وقوله: عليَّ عهد الله وميثاقه؛ ليس من صيغ القسم التي يذكرها النحاة، [١٤٥/ ب] ولا هو حَلِفٌ بالاسم المعظم. وأيضًا؛ فالحلف بصفات الله يمين مكفرة بالنص والإجماع، فلو قال: وعزة الله؛ انعقدت يمينه ولم يحلف باسم الله، وإنما حَلَفَ بصفةٍ من صفاته. فإذا قيل: الحلف بالصفة يتضمن الحلف بالموصوف. قيل: فهذا يدل على أنه عقد يمينه بالله، فهي يمين مكفرة وإن لم يذكر اسم الله، وإذا عقدها لله فهو أوكد وأوكد (١) . وقوله: عليَّ نذر؛ فيه كفارة يمين بالنص وقول عامة العلماء، وليس فيه ذكر اسم الله ــ تعالى ــ، وعن عقبة بن عامر قال: قال رسول الله - صلى الله عليه وسلم -: «كفارة النذر إذا لم يُسَمَّ كفارةُ يمين» رواه الترمذي (٢) ، وقال: حديث حسن صحيح غريب.
(١) قال في درء التعارض (١٠/ ٧١): (وثبت عنه الحلف بعزَّة الله، والحلف بقوله: لَعَمْرُ الله؛ فلو كان الحلف بصفاته حلفًا بغير الله لم يجز؛ فَعُلِمَ أنَّ الحالف بهما لم يحلف بغير الله، ولكن هو حالفٌ بالله بطريق اللزوم، لأنَّ الحلف بالصفة اللازمة حلفٌ بالموصوف ــ سبحانه وتعالى ــ). وانظر: مجموع الفتاوى (٣٥/ ٢٧٣)، الفتاوى الكبرى (٤/ ١٣٠)، القواعد الكلية (ص ٤٩٤). (٢) برقم (١٥٢٨). وقد تقدَّم بلفظ: «كفارة النذر كفارة يمين» وهو في مسلم بدون زيادة: «إذا لم يُسَمَّ». وقال البيهقي في السنن الكبير (٢٠/ ١١٠): والرواية الصحيحة عن أبي الخير، عن عقبة بن عامر، عن النبي - صلى الله عليه وسلم -: «كفارة النذر كفارة يمين». وانظر: نصب الراية (٣/ ٢٩٥)، إرواء الغليل (٨/ ٢٠٩).

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