Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Dès lors qu’il s’agit d’une atteinte directe à Sa Personne même, l’obligation de l’expiation consécutive à cette transgression (1) est d’autant plus impérative que celle qui est due à la simple profanation de Son Nom.

Si quelqu’un déclare : « Wa-īmallāh » ou « Wa-aymanallāh », il s’agit d’un serment entraînant l’expiation dès lors qu’il l’a prononcé en pleine conscience de son intention, sans aucun doute. Quant à l’énonciation de ces formules de manière absolue, deux avis célèbres sont rapportés. Ces expressions représentent le pluriel de yamin (serment) ; l’intéressé a donc prêté serment par les serments d’Allah et non par Son Nom propre.

De même, s’il dit : « Il m’incombe le pacte (ʿahd) d’Allah et Son engagement (mīthāq) : je le ferai », cela constitue un serment selon l’accord des imams. Et s’il ajoute : « Il m’incombe le pacte d’Allah et Son engagement : je le ferai » (2), la majorité le considère également comme un serment.

S’il se borne à dire, de façon absolue : « Le pacte et l’engagement : je le ferai », cette formule est un serment lorsqu’il en a l’intention ; lorsqu’il la prononce sans intention précise, deux opinions – deux versions rapportées d’après Aḥmad – existent à ce sujet, tout comme lorsqu’il dit : « Je jure, je prête serment », sans pour autant jurer ici par l’un des Noms divins.

ʿĀʾisha – qu’Allah l’agrée – prêta serment par le « pacte » de ne plus adresser la parole à Ibn az-Zubayr – qu’Allah les agrée tous deux – ; lorsqu’elle finit par lui parler, elle affranchit quarante esclaves. Chaque fois qu’on lui rappelait cette affaire, elle pleurait et répétait : « Wa-ʿahdāh ! » (3)

Aḥmad ibn Ḥanbal – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Le pacte est une chose grave ; il est mentionné en dix endroits du Livre d’Allah » (4).

(1) À l’origine : « wujūd » ; il est possible que la lecture correcte soit « ma athbattu ». (2) Cette formule se rencontre ainsi à plusieurs reprises ; il est toutefois possible que la version exacte soit : « ou bien il a dit : “Je suis lié par serment et pacte, je le ferai.” » Voir ce qui précède (pp. 79-80). (3) Rapporté par al-Bukhārī (n° 6073) sans l’expression « waʿāhdah ». (4) Transmis par Ibn Qudāma dans al-Mughnī (t. 13, p. 463) et par Ibn Muflih dans al-Furūʿ (t. 10, p. 452) d’après Abū Ṭālib.
مما في مجرد انتهاك اسمه ــ = كان وجوب (١) الكفارة بهذا الانتهاك أولى من وجوبها بانتهاك حرمة الاسم. وإذا قال: وايم الله وايمن الله؛ فهي يمين مكفرة مع النية بلا ريب، وفي الإطلاق قولان مشهوران، وهذا جَمْعُ يمين، فإنما حَلَفَ بأيمان الله لا باسم الله. ولو قال: عَلَيَّ عَهْدُ الله وميثاقه لأفعلنَّ؛ كان يمينًا باتفاق الأئمة، أو قال: عليَّ عهد الله وميثاقه لأفعلنَّ (٢) ؛ كان يمينًا عند الجمهور. وإِنْ أَطْلَقَ ذلك؛ فقال: العهد والميثاق لأفعلنَّ؛ كان يمينًا مع النية، وإِنْ أَطْلَقَ ففيه قولان هما روايتان عن أحمد، كما في قوله: أَحلف وأُقْسِمُ ولم يحلف هنا باسم من أسمائه. وعائشة - رضي الله عنها - حَلَفَت بالعهد ألا تُكَلِّمَ ابن الزبير - رضي الله عنهما -، فلمَّا كَلَّمَته أعتقت أربعين رقبة، وكانت إذا ذكرته تبكي وتقول: واعهداه (٣) . وقال أحمد بن حنبل ــ رحمة الله عليه ــ: العهد شديد، في عشرة مواضع من كتاب الله (٤) .
(١) في الأصل: (وجود)، ولعل الصواب ما أثبتُّ. (٢) كذا تكررت هذه العبارة، ولعل الصواب: أو قال: عليَّ العهد والميثاق لأفعلنَّ. انظر ما تقدم (ص ٧٩ - ٨٠). (٣) أخرجه البخاري (٦٠٧٣) دون قولها: (واعهداه). (٤) نقله ابن قدامة في المغني (١٣/ ٤٦٣)، وابن مفلح في الفروع (١٠/ ٤٥٢) عن أبي طالب.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies