Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

De même, l’imâm ash-Shâfiʿî — qu’Allah l’agrée — rend encore obligatoire cette expiation dans le vœu prononcé par obstination ou par colère, ainsi que lorsqu’un homme déclare sa propre esclave illicite pour lui. Ses disciples — qu’Allah leur fasse miséricorde — rapportent également qu’elle est obligatoire lorsque l’on dit : « Si j’accomplis telle chose, il m’incombe de divorcer de mon épouse », ou bien lorsque, voulant par un vœu signifier en réalité un serment, on déclare : « Il m’incombe de boire (telle chose) ou de tuer untel » ; les jurisconsultes khurâsâniens ont alors précisé qu’il s’agit d’une expiation de serment. Ainsi, parmi tous les imams, il est le seul à avoir posé comme condition que le serment soumis à l’expiation soit formulé explicitement par le Nom d’Allah, faisant de l’atteinte à la sainteté du Nom vénéré la cause de l’obligation. Or il a, dans le même temps, rendu cette condition inopérante, puisqu’il a jugé l’expiation – l’expiation du serment – obligatoire dans d’autres cas où cette condition n’est pas réalisée.

Il apparaît donc que réserver l’expiation du serment à cette seule situation contredit le consensus des imams, voire celui de l’ensemble de la communauté, et s’oppose au texte explicite du Messager — paix et bénédictions sur lui —, lequel a dit :
« L’expiation du vœu est l’expiation du serment. »(1)
Il a ainsi institué, pour le vœu, l’expiation du serment bien qu’aucun Nom vénéré n’y soit mentionné.

Nous reconnaissons en outre que, si quelqu’un viole la sainteté du Nom suprême en se parjurant, il doit s’acquitter de l’expiation du serment ; mais est-ce en raison de la seule profanation du Nom, ou à cause de l’atteinte qu’elle comporte vis-à-vis de Celui qui est nommé ? Or le Nom n’est sacré que par la sacralité du Nommé — glorifié soit-Il ; tel est le but premier, et la profanation du Nom n’est qu’une conséquence de la profanation de l’Essence (2).

C’est pourquoi les Compagnons — qu’Allah les agrée — et, avec eux, la majorité des savants ont émis la fatwa suivante : si quelqu’un déclare : « Si je fais telle chose, je serai juif ou chrétien », puis manque à son engagement, l’expiation lui incombe ; car il s’est obligé à la mécréance en cas de parjure, et il y a, dans la mécréance, une atteinte à la sacralité de la foi en Allah plus grave encore.

(1) Son isnād a déjà été présenté à la p. 92 ; le hadith figure dans Ṣaḥīḥ Muslim. (2) al-Qāʿida al-ʽUqūd, t. 1, pp. 181–182 ; Zād al-Maʽād, t. 5, p. 316.
ــ تعالى ــ كما يوجبها في نذر اللجاج والغضب، وكما يوجبها في تحريم أمته، وكما ذكر أصحابه ــ رحمة الله عليهم ــ إيجابها فيما إذا قال: إِنْ فعلت كذا فعليَّ أَنْ أُطَلِّق امرأتي، وفيما إذا قصد بالنذر اليمين فقال: عليَّ أَنْ أشرب أو أقتل فلانًا = فذكر الخراسانيون أَنَّ عليه كفارة يمين، فهو الذي اشترط من بين الأئمة أَنْ تكون اليمين المكفَّرة بصريح اسم الله، وجعل العلة انتهاك حرمة الاسم [١٤٥/ أ] المعظَّم، ومع هذا فجعل هذا الوصف عديم التأثير، فأوجب الكفارة ــ كفارة اليمين ــ في غير موضع بدون هذا. = فتبيَّن أَنَّ جَعْلَ كفارة اليمين مختصةً بهذا خلافُ إجماعِ الأئمة، بل خلاف إجماع الأمة، وهو خلاف نص الرسول - صلى الله عليه وسلم - فإنه قال: «كفارة النذر كفارة يمين» (١) فأوجب فيه كفارة يمين وإن لم يذكر هناك اسمٌ معظَّمٌ. وأيضًا؛ فنحن نُسَلِّم أنه إذا انتهك حرمة الاسم المعظَّم بالحنث كان عليه كفارة يمين؛ لكن لخصوص انتهاك حرمة الاسم، أو لِمَا في ذلك من انتهاك حرمة المسمى؟ ومعلوم أَنَّ الاسم إنما صار له حرمة لحرمة المسمى سبحانه، فإنَّ هذا هو المقصود الأصلي، وانتهاك حرمة الاسم تابعة له (٢) . ولهذا كان الذي أفتى به الصحابة - رضي الله عنهم - وهو قول الأكثرين أنه إذا قال: إِنْ فعلتُ كذا فأنا يهودي أو نصراني وحنث= أنه يلزمه الكفارة، لأنه لما التزم الكفر عند الحنث ــ وفي الكفر من انتهاك حرمة الإيمان بالله أعظم
(١) تقدم تخريجه في (ص ٩٢)، وهو في صحيح مسلم. (٢) قاعدة العقود (١/ ١٨١ - ١٨٢)، زاد المعاد (٥/ ٣١٦).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies