ʿUqbah ibn ʿĀmir — le rapporteur du ḥadith — déclara : « Le vœu est un serment » (1).
Dès lors, la parole : « L’expiation du vœu est l’expiation du serment » signifie soit que le vœu constitue une catégorie de serment — l’expression « serment soumis à expiation » englobant alors l’engagement pour Allah et l’engagement par Allah —, soit qu’elle établit une simple analogie : le vœu ressemble au serment en ce que son expiation est celle du serment prêté par Allah. Cela prouve que le sens commun au serment et au vœu est la cause même qui rend l’expiation obligatoire ; en effet, le Prophète — paix et salut sur lui — a mis le vœu sur le même plan que le serment à cet égard. Si ce facteur commun n’était pas la cause obligatrice, l’expiation relèverait alors d’un élément propre au seul serment; et si la cause était particulière au serment, l’expiation du vœu n’aurait pas été identique à celle du serment. Il est donc établi que la cause imposant l’expiation est partagée par les deux.
Par conséquent, l’affirmation : « Les particules d’assermentation sont spécifiques au serment ; elles ne sauraient donc constituer une condition de l’expiation » est irrecevable. Le facteur déterminant de l’expiation est au contraire un sens que le vœu et le serment ont en commun. Dès lors, les caractéristiques que l’opposant, et d’autres avec lui, présentent comme propres au serment sujet à expiation sont absentes du vœu ; il apparaît ainsi qu’elles sont sans effet et ne constituent pas une condition de l’expiation, laquelle repose sur une cause plus générale.
Il est en outre constant, d’après les textes et le consensus, que le vœu peut être formulé sous la forme d’une condition. Le caractère conditionnel de la formulation n’empêche donc aucunement le vœu d’impliquer la même expiation que le serment, pourvu que le sens commun au vœu et au serment y soit présent. Or il est notoire qu’ils se rejoignent dans le sens commun de l’engagement « pour Allah » et « par Allah »,
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ou, si l’on préfère, dans l’obligation de contracter un engagement pour Allah ou par Allah ; cet engagement doit nécessairement se retrouver aussi bien dans le vœu que dans le serment.
Quant à la parole de l’opposant : « Les serments prêtés par Allah et par Ses attributs constituent la base de l’obligation de l’expiation… »