Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

non pas par la seule intention, mais bien par une formulation(1) qui comporte l’engagement, qu’il voue à Allah et sur laquelle il prête serment au Nom d’Allah.

Ainsi, lorsque quelqu’un dit : « Si Allah guérit mon malade, par Allah je ferai assurément telle chose », cette parole implique l’obligation de l’acte ; s’il a l’intention de s’en faire un devoir envers Allah, il s’agit alors d’un vœu, comme l’indique le Coran.

En revanche, s’il ne cherche qu’à s’exhorter lui-même à accomplir l’action, sans vouloir en faire une obligation vouée à Allah – il veut seulement stimuler son âme et la retenir –, comme l’homme qui projette le pèlerinage tandis que sa famille le prie de ne pas partir et qui jure : « Je pèlerinerai à coup sûr », celui-là n’a pas voulu, par son serment, s’imposer une obligation envers Allah ; il a seulement voulu affermir sa résolution face à ceux qui l’en dissuadaient.

Les propos du répondant visaient ce premier cas, puisqu’il a dit :
« De même, si la tournure employée est celle du serment et que son objectif est le serment, l’expiation suffit ; mais si son objectif est le vœu, l’accomplissement devient obligatoire, conformément à la parole du Très-Haut :
« Et parmi eux, il en est qui ont conclu un pacte avec Allah : “S’Il nous accorde de Sa grâce, nous ferons certes l’aumône…” » [at-Tawba, 75]. »

Partant de là, quiconque jure d’accomplir des œuvres pieuses afin de les accomplir a, de facto, voué ces œuvres ; cela inclut le cas où il jure de les accomplir pour Allah, cherchant par elles Sa proximité : il a alors fait un vœu pour Allah et renforcé son vœu par un serment, tel celui qui dit : « Si Allah préserve mon bien, je ferai l’aumône », ou : « Par Allah, si Allah préserve mon bien, je donnerai assurément l’aumône. »

En revanche, s’il dit : « Si Allah préserve mon bien, il m’incombe une aumône ; et si je parle à untel ou marie untel, il m’incombe une aumône », il est considéré comme auteur de serment, non comme auteur de vœu.

De même, s’il déclare : « Par Allah, je donnerai assurément l’aumône », sans autre intention que de s’exhorter lui-même à l’acte, sans vouloir s’en faire une obligation vouée à Allah, il est également un sermentaire.

(1) À l’origine : « (لفظ) », et il est probable que la forme exacte soit celle que j’ai rapportée.
بمجرد النية، بل بلفظ (١) تضمن التزامه ذلك، ونوى أنه لله، وحَلَفَ عليه باسم الله. فإنَّ قولَه: إِنْ شَفَى الله مريضي فوالله لأفعلنَّ كذا = تضمن التزام هذا الفعل؛ فإذا قَصَدَ أَنْ يلتزمه لله فهذا هو النذر كما دَلَّ عليه القرآن. وأَمَّا إِنْ قَصَدَ مجرد حَضَّ نفسه على الفعل من غير أَنْ يقصد التزامه لله بل قصد حض نفسه ومنعها فقط؛ كرجل قصد الحج فطلب منه أهله ألا يحج فحلف لَيَحُجَّنَّ؛ فهذا لم يقصد باليمين أن يلتزم لله، بل قصد توكيد عزمه عليه لما نهاه الناهون. وكلام المجيب تضمن القسم الأول، فإنه قال: (وكذلك إِنْ كانت صيغته صيغة القسم ومقصوده اليمين أجزأته الكفارة، وإِنْ كان مقصوده النذر لزمه الوفاء، لقوله تعالى: {وَمِنْهُمْ مَنْ عَاهَدَ اللَّهَ لَئِنْ آتَانَا مِنْ فَضْلِهِ لَنَصَّدَّقَنَّ} [التوبة: ٧٥] ) . وعلى هذا؛ فإذا حلف على أفعال بر ليفعلنها فقد نذرها، يدخل فيه ما إذا حلف [١٤١/ أ] ليفعلنها لله متقربًا بها إليه فيكون قد نذرها لله ووكَّد نذره بالقسم، كما إذا قال: إِنْ سَلَّمَ الله مالي تصدقت، أو والله إِنْ سَلَّمَ الله مالي لأتصدقنَّ. ولو قال: إِنْ سَلَّمَ الله مالي فعليَّ صدقة، وإِنْ كلمت فلانًا أو زَوَّجْتُ فلانًا ونحو ذلك فعليَّ صدقة؛ فهذا حالف لا ناذر. وإِنْ قال: والله لأتصدقنَّ؛ يقصد حَضَّ نفسه على الفعل فقط لا يقصد أن يلتزم ذلك لله؛ فهذا ــ أيضًا ــ حالفٌ.
(١) في الأصل: (لفظ)، ولعل الصواب ما أثبتُّ.

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