Et s’il entendait par là le cas où se joint à l’énoncé l’intention du vœu, comme le laisse entendre (1) son propos précédent où il répartit la formule de serment entre ce qui vise le serment proprement dit et ce qui vise le vœu, alors celui qui reconnaît la validité du vœu par la seule intention l’admettra ; quant à celui qui ne l’admet pas, la question demeure ouverte à la discussion. De plus, ses paroles (2) dans cette section donnent à comprendre qu’il ne considère pas, dans l’énoncé du vœu (3), la nécessité d’une formule explicite d’engagement ; nous y reviendrons plus loin – et Allah sait mieux (4).
Réponse :
Celui qui jure d’accomplir un acte pieux se décline en deux catégories :
- Qu’il ait, en même temps, l’intention de s’engager envers Allah (5). Celui-là est à la fois auteur d’un vœu et prêteur de serment, comme ceux qu’Allah — Très-Haut — a mentionnés en ces termes :
« Parmi eux, il en est qui firent ce pacte avec Allah : “S’Il nous accorde de Sa grâce, nous ferons certes l’aumône et nous serons assurément parmi les gens de bien.” Mais lorsque, de Sa grâce, Il les combla, ils s’en montrèrent avares, se détournèrent et s’éloignèrent. » [At-Tawba : 75-76]
Ainsi, si quelqu’un disait : « Si Allah guérit mon malade, par Allah je jeûnerai pour Lui un mois » ou : « Par Allah, je donnerai pour Allah mille dirhams en aumône », cela ne vaudrait pas moins que de dire : « Je jeûnerai pour Allah un mois », « Je donnerai mille dirhams en aumône », ou de dire : « Si Allah guérit mon malade, j’ai jeûné pour Allah un mois » ou « j’ai donné pour Lui mille dirhams », ou encore, comme il est dit [140/b] : « Si Allah guérit mon malade, j’ai jeûné un mois. »