Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Section

Sa parole :

« Ensuite, dans cette perspective, il n’a illustré que par les deux questions précédemment citées, qui relèvent des vœux prononcés par entêtement ou colère ; il n’a pas donné pour exemple le point même qui fait l’objet de la controverse, à savoir cette formule : “Si tu le fais, alors mon esclave est affranchi.” » (1)

On répond :

C’est là, à n’en pas douter, ce qu’Aḥmad visait, comme il l’a lui-même indiqué. Quant à Aḥmad – qu’Allah lui fasse miséricorde –, il ne recherchait pas l’affranchissement en soi ; toutefois, d’après lui, l’affranchissement prend bel et bien effet. L’essentiel est que le principe sur lequel il a bâti sa doctrine consiste à s’attacher à l’intention et à la volonté de l’orateur : lorsque celui-ci vise le sens du serment, on le considère comme ayant prêté serment à cause de cette intention, et non comme ayant formulé un vœu, alors même que la formulation est celle d’un vœu. Ce même principe s’applique à quiconque entend par là un serment, qu’il suspende ainsi le divorce, l’affranchissement, le ẓihâr, l’interdiction, ou qu’il entende suspendre l’obligation du pèlerinage, du jeûne, de l’offrande sacrificielle, et ainsi de suite.

Et il a dit :

« Aḥmad n’avait pas en vue ce cas particulier ; en effet, les textes rapportés de lui dans cette section laissent entendre qu’il ne voulait que répartir ce que l’homme s’impose entre ce qui relève du serment et ce qui relève du vœu ; or la suspension du divorce ou de l’affranchissement n’est pas un engagement, comme nous le montrerons, de sorte qu’elle n’entre pas dans le champ de cette répartition. » (3)

On lui répond :

Il n’a jamais été affirmé qu’Aḥmad entendait inclure ce cas dans le champ de la répartition ; ce que l’on soutient, c’est que la distinction substantielle par laquelle il a différencié la suspension d’un vœu et la suspension d’un serment se retrouve dans

(1) «al-Taḥqīq», f. 42a–b. Ce qui est rapporté ici l’est de manière abrégée ; au début du chapitre précédent, le répondant a transcrit intégralement les propos de l’opposant. (2) Dans le texte original : «بتعليق». La lecture correcte est celle que nous avons adoptée. (3) «al-Taḥqīq», f. 42b.
فصلٌ قوله: (ثم إنه في هذا الوجه لم يُمثِّل إلا بالمسألتين المذكورتين، وهما من نذر اللجاج والغضب، لم يمثِّل بمحل النزاع، وهو قوله: إِنْ فعلتِ فعبدي حر) (١) . فيقال: لأنَّ هذا هو مراد أحمد قطعًا، كما ذكره هو، وأحمد ــ رحمة الله عليه ــ لم يرد العتق، بل عنده أَنَّ العتق يقع، لكن المقصود أَنَّ الأصل الذي بَنى عليه مذهبه: النظر إلى مقصود المتكلم ومراده، فإذا قَصَدَ معنى اليمين جعله حالفًا لأجل قصد اليمين ولم يجعله ناذرًا، مع أن الصيغة صيغة نذر، وهذا المعنى موجود في كل مَنْ قَصَدَ معنى اليمين سواء كان قصدُهُ تعليقَ الطلاق والعتاق أو الظهار أو الحرام، أو قصده تعليق (٢) وجوب الحج والصوم والهدي وغير ذلك. وقوله: (إن أحمد لم يرد هذه الصورة؛ [١٣٩/ ب] فإنَّ النصوص التي نقلها عنه في هذا الفصل مشعرةٌ بأنه إنما أراد تقسيم ما يلتزمه الشخص إلى ما هو يمين وإلى ما هو نذر، وتعليق الطلاق والعتاق ليس بالتزام على ما سنبينه، فلم يدخل في مورد التقسيم) (٣) . يقال له: لم يذكر أن أحمد قصد دخوله في مورد التقسيم، بل المُدَّعَى أَنَّ الفرق المعنوي الذي فَرَّقَ به بين تعليق النذر وتعليق اليمين= موجودٌ في
(١) «التحقيق» (٤٢/ أ - ب) وما هنا منقول بتصرف، وقد تقدم في أول الفصل السابق نقل المجيب كلام المعترض كاملًا. (٢) في الأصل: (بتعليق)، والصواب ما أثبت. (٣) «التحقيق» (٤٢/ ب).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies