du shaykh Abû al-‘Abbâs Ibn Taymiyya au sujet des deux questions du divorce et de la visite) (1). Cela laisse entendre que l’objection fut rédigée en l’an 717 ou au début de l’année suivante, car as-Subkî écrivit une critique de l’ouvrage d’Ibn Taymiyya intitulé « Al-Ijtimâʿ wa-l-Iftirâq fî Masâʾil al-Aymân wa-t-Talâq », dans laquelle il indiqua avoir traité certaines questions de façon plus exhaustive dans son livre « At-Taḥqîq ». Il acheva cette critique « à l’aube du mercredi dix du noble mois de Ramaḍân de l’an dix-huit et sept cents » (2).
Il est également établi qu’Ibn Taymiyya est décédé en 728 ; il ressort donc clairement que cette réplique fut rédigée entre 717 et 728.
Quiconque étudie la biographie du Shaykh de l’Islam – qu’Allah lui fasse miséricorde – constate que la polémique autour de cette question s’intensifia en 718 et après : le qâḍî Shams ad-Dîn al-Ḥanbalî conseilla alors à Ibn Taymiyya de cesser d’émettre des fatwas concernant le serment conditionnel de divorce, avant qu’une série d’événements ne se conclue par la décision officielle de l’incarcérer en 720 (3).
Au vu de ce qui précède, il est donc plausible que cette réfutation ait été rédigée durant son séjour en prison à Damas en 720, période durant laquelle il composa nombre de ses ouvrages et traités alors qu’il était détenu (4).