Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

La signification du vœu : si la formule revêt la signification d’un vœu et qu’elle vise le rapprochement (qurba), elle se rattache au ḥadith d’Abû Lubâba. Ainsi, quiconque a contracté un serment en entendant réellement prêter serment reste tributaire de ce qu’il a contracté. Mais si la formulation relève du vœu, comme pour la sœur de ʿUqbah b. ʿÂmir – à qui il ordonna de s’acquitter d’une kaffârah pour s’être infligé une peine et d’exécuter ce qu’elle s’était imposé – Aḥmad a considéré que son intention était celle du serment.

Or, celui qui vise le serment n’est véritablement qualifié de hâlif que lorsqu’il répugne à voir s’imposer ce qu’il a subordonné, même si la condition se réalise. Le hâlif cherche à inciter ou à dissuader ; il ne souhaite pas que l’obligation de ce qu’il a conditionné prenne effet, mais ne l’a subordonné qu’à titre d’incitation ou de frein. Quant au nâdhir, il désire la chose qu’il a attachée à la condition. De même, s’agissant de la subordination du divorce ou de l’affranchissement : si l’intéressé agit en hâlif, il ne souhaite pas qu’ils prennent effet ; s’il agit en vue de les exécuter, il les souhaite véritablement.

Deuxième point : tu dis : « (et il n’y a là-dessus aucune divergence). » On te répond : bien au contraire, tu contestes toi-même que ces suspensions soient des serments, tant au regard de la Sharʿ et de la langue, et tu prétends que les nommer « serments » relève d’une simple convention ; dire ensuite « il n’y a aucune divergence à ce sujet » est pour le moins étonnant ! Et si tu entends qu’il n’y a pas de divergence à ce propos dans le madhhab d’Aḥmad, il n’en est rien ; au contraire, nous affirmons :

Troisième aspect : les propos d’Aḥmad – comme ceux des autres imâms – divergent. Parfois, il considère que la subordination du divorce et de l’affranchissement, lorsqu’elle est voulue comme serment, constitue effectivement un serment ; d’autres fois, il ne la considère pas comme telle.

Quant à la subordination d’un vœu envisagée sous l’angle du serment, la quasi-totalité de ses textes stipulent qu’il s’agit d’un serment : il l’a tenue pour un serment s’agissant de la kaffârah, et ce, sans aucune divergence rapportée de lui ; de même, en matière d’exception, c’est indubitablement un serment.

معنى النذر، فإذا كان معناه معنى النذر وجهة القربة فعلى حديث أبي لبابة، فَمَنْ عَقَدَ يمينًا يريد اليمين فهو على ما عقد، وإن كان من جهة النذر؛ كقول أخت عقبة بن [١٣٧/ أ] عامر أمرها بالتكفير لتعذيبها نفسها وبإنفاذ ما أوجبت على نفسها؛ فأحمد اعتبر قصده اليمين. والقاصد لليمين لا يكون قاصدًا لليمين حتى يكون كارهًا للزوم ما عَلَّقَهُ وإِنْ وُجِدَ الشرط، فالحالف يريد الحض والمنع، ولا يريد لزوم ما عَلَّقَهُ، بل عَلَّقَهُ ليكون حاضًّا ومانعًا، وأما الناذرُ فيريد ما علَّقه، كذلك تعليق الطلاق والعتاق إذا كان حالفًا لم يكن مريدًا لهما، وإن كان موقعًا كان مريدًا لهما. الثاني: قوله: (ولا نزاع في ذلك) . فيقال له: بل أنت تُنازع في كون هذه التعاليق أيمانًا في الشرع واللغة، وتَزعم أن تسمية ذلك أيمانًا اصطلاح، فقولك: لا نزاع في ذلك من العجائب! وإِنْ أراد أنه لا نزاع في ذلك في مذهب أحمد، فليس الأمر كذلك؛ بل نقول: الوجه الثالث: أَنَّ أحمد قد اختلف كلامه كما اختلف كلام غيره من الأئمة؛ فتارة يجعل تعليق الطلاق والعتاق الذي يقصد به اليمين يمينًا، وتارة لا يجعله يمينًا. وأما تعليق النذر الذي يقصد به اليمين: فعامة نصوصه على أنه يمين، فإنه جعله يمينًا في الكفارة بلا نزاعٍ عنه، وكذلك في الاستثناء هو يمين بلا ريب.

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