Le second exemple est celui où l’on dit : « Je ne parlerai pas à un tel ; et si jamais je lui adresse la parole, il me sera dû telle chose. » De même, lorsque la formulation revêt l’apparence d’un serment et que son intention est bien le serment (yemîn), la kaffârah (expiation) suffit à en être quitte ; mais si l’intention est celle d’un nadhr (vœu), il est tenu d’exécuter ce qu’il s’est imposé, conformément à la parole du Très-Haut : « Et parmi eux se trouve celui qui a pris un engagement envers Allah… » (at-Tawbah, 9 : 75).
Dès lors, celui qui jure d’accomplir des œuvres de bienfaisance les a, de fait, vouées ; le serment ne fait qu’en renforcer l’engagement. Ainsi, s’il dit : « Si Allah préserve mes biens, j’en ferai aumône », ou : « Par Allah ! Si Allah préserve mes biens, je donnerai assurément l’aumône », il s’agit d’un nadhr confirmé, semblable à ceux qu’Allah mentionne dans Son Livre.
De même, s’il dit : « Si Allah guérit mon malade », ou : « Si Allah ramène sain et sauf mon absent, il m’incombera une aumône », cela constitue un nadhr.
En revanche, s’il dit : « Si je parle à un tel », ou : « Si je marie un tel », ou toute formulation analogue, « il m’incombera une aumône », il s’agit d’un hâlif (auteur d’un serment) et non d’un nâdhir (auteur d’un vœu).
Il a dit (1) : Je [lui] rétorque : Il s’est longuement étendu sur cette question ; or, le résumé de ses propos et des textes rapportés d’Aḥmad clarifie ce qui relève du serment et ce qui relève du vœu. Il en ressort que le conditionnement du divorce ou de l’affranchissement, lorsqu’il vise l’incitation ou la dissuasion, entre dans la catégorie des serments ; nul désaccord là-dessus, car Aḥmad les a déjà exclus des serments nécessitant la kaffârah. S’attarder ensuite à prouver, à partir de ses paroles, qu’ils constituent des serments n’apporte aucun profit ; tout au plus y ajoute-t-il l’affirmation que tout serment exige une expiation – point sur lequel nous l’avons contesté quant à la portée générale qu’il entend – tandis que les textes particuliers rapportés d’Aḥmad priment sur cette généralité.
En outre, dans ce passage, après avoir condensé la parole d’Aḥmad, il n’a cité comme exemple de serment que