Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

il demeure tenu par ce qu’il a contracté, quand bien même cela relèverait du vœu, ainsi qu’il en fut pour la sœur (1) de ʿUqbah ibn ʿĀmir : le Prophète — que les prières et la paix d’Allah soient sur lui — dit : « Ordonne-lui de s’acquitter de l’expiation (2) et de jeûner trois jours » (3). Il lui prescrivit l’expiation pour s’être infligé une peine et l’exécution de ce qu’elle s’était imposé (4).

Aḥmad a ainsi montré que le critère, dans les formulations de serments et de vœux, est l’intention et la volonté de la personne : quiconque formule quelque chose sous la forme d’un serment est lié par ce qu’il a voulu comme serment, même si l’énoncé adopte la tournure conditionnelle — par exemple : « Si je fais telle chose, il m’incombera telle chose » — jusqu’à ce que son intention soit de formuler un vœu et de rechercher la proximité d’Allah — exalté soit-Il — et non de prêter serment, à l’instar du ḥadīth d’Abū Lubābah ; dans ce cas, il lui incombe de s’en acquitter. Toutefois, s’il a voué en aumône la totalité de ses biens, le tiers lui suffit. En revanche, si son intention était le serment, il reste soumis au serment tel qu’il l’a contracté (5) ; et s’il s’agit d’un vœu, il doit s’acquitter d’une expiation en cas d’incapacité, comme dans le ḥadīth de la sœur de ʿUqbah ibn ʿĀmir.

Ces propos impliquent (6) que, dans le domaine des serments et des vœux, ce qui est pris en compte est l’intention et l’objectif (7) de la personne. Lorsque l’énoncé revêt la forme conditionnelle, il arrive qu’elle vise tantôt un vœu, tantôt un serment ; le premier cas est illustré par sa parole : « Si Allah guérit mon malade, je donnerai telle chose en aumône ».

(1) Dans l’édition al-Taḥqīq : « كقول أخت ». (2) Dans le texte original : « فتكفر ». (3) Son isnād figure ci-dessus (pp. 353–356). (4) Les Masā’il d’Ismā‘īl b. Saʿīd n’ont jamais été imprimées ; elles sont perdues. Un ouvrage analogue se trouve dans les Masā’il d’Isḥāq b. Manṣūr (v. 5/2426). (5) Dans le texte original : « اعتقد ». (6) Ajout nécessaire au contexte. (7) al-Majmūʿ al-Fatāwā, t. 29, p. 121 ; al-Fatāwā al-Kubrā, t. 5, p. 500 ; t. 3, p. 271 ; t. 6, p. 167 ; al-Qawāʿid al-Kulliyya, p. 356 ; al-Mustadrak ʿalā Majmūʿ al-Fatāwā, t. 5, p. 139.
على ما عقد وإن كان من جهة النذر، كأخت (١) عقبة بن عامر قال النبي - صلى الله عليه وسلم -: «مُرْهَا فلتكفر (٢) ، وتصوم ثلاثة أيام» (٣) فأمرها بالتكفير لتعذيبها نفسها، وبإنفاذ ما أوجبت على نفسها (٤) . فقد بَيَّنَ أحمد: أَنَّ الاعتبار في لفظ الأيمان والنذور بقصد الرجل ومراده؛ فكل مَنْ عَقَدَ شيئًا من اليمين فهو على ما أراد من اليمين، وإن كان صيغته صيغة الشرط والجزاء؛ كقوله: إِنْ فعلتُ كذا فعليَّ كذا؛ حتى يكون مراده معنى النذر والتقرب إلى الله ــ تعالى ــ لا الحلف بذلك، كحديث أبي لبابة، فهذا يلزمه الوفاء، لكن إذا نذر الصدقة بماله كُلِّهِ أجزأه الثلث، وأما إن كان مراده اليمين فهو على ما عقد (٥) يكون يمينًا، وإذا كان نذرًا فإنه يُكَفِّرُ مع العجز، كحديث أخت عقبة بن عامر. وهذا الكلام يقتضي [أنَّ] (٦) الاعتبار في باب الأيمان والنذور بمراد الإنسان ومقصوده (٧) ، فإذا كانت صيغته صيغة الشرط والجزاء، فتارة يقصد النذر وتارة يقصد الحلف؛ فالأول كقوله: إِنْ شَفَى الله مريضي تصدقت بكذا،
(١) في «التحقيق»: (كقول أخت). (٢) في الأصل: (فتكفر). (٣) تقدم تخريجه في (ص ٣٥٣ - ٣٥٦). (٤) لم تطبع مسائل إسماعيل بن سعيد، وهي في عداد المفقود. وقريب منه ما في مسائل إسحاق بن منصور (٥/ ٢٤٢٦). (٥) في الأصل: (اعتقد). (٦) إضافة يقتضيها السياق. (٧) مجموع الفتاوى (٢٩/ ١٢١)، الفتاوى الكبرى (٥/ ٥٠٠) (٣/ ٢٧١) (٦/ ١٦٧)، القواعد الكلية (ص ٣٥٦)، المستدرك على مجموع الفتاوى (٥/ ١٣٩).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies