Section
L’objecteur dit :
(Le répondant :) Quatrième aspect :
Imâm Aḥmad a affirmé, en de nombreux passages, que toute formule par laquelle on vise le serment implique une expiation.
Al-Kirmânî rapporte : « J’ai entendu Aḥmad au sujet d’un homme qui dit : “Il m’incombe de me rendre à pied à la Maison d’Allah, en état d’iḥrâm pour le ḥajj, et d’offrir un sacrifice à untel”, ou toute parole analogue. Il a déclaré : “Mon opinion est que toute formulation par laquelle on entend contracter un serment, dès lors que l’on veut réellement un serment, constitue un serment qui doit être expié.” » (1)
Ismâʿîl ibn Saʿîd rapporte : « J’ai interrogé Aḥmad au sujet des vœux (nadhûr) et des serments (aymân). Il répondit : “Quiconque formule quelque chose sous la forme d’un serment est tenu par l’intention qu’il y a placée, tant que son sens n’est pas celui d’un vœu. Or, si le sens rejoint celui d’un vœu et qu’il vise une action d’approche (qurba), il en est ainsi qu’Abû Lubâbah l’avait déclaré au Prophète – que les prières et la paix d’Allah soient sur lui – : ‘Parmi les signes de mon repentir, il y a que je me dépouille de mes biens en aumône pour Allah et que je délaisse la demeure de mon clan.’ Le Prophète – que les prières et la paix d’Allah soient sur lui – lui répondit : « Le tiers te suffit. » » (2)
Ainsi, quiconque contracte un serment en voulant réellement un serment est