Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

deux aspects (1).

Quant à la suspension du jugement, si elle s’accompagne de la connaissance des deux avis, de leurs arguments et de ceux qui les ont formulés, cela relève du savoir des savants mujtahidûn. Mais si elle se produit dans l’ignorance de tout cela, il s’agit là de la suspension de l’ignorant. Et lorsque l’on connaît seulement la transmission des deux avis sans connaître leurs preuves, cela procède du savoir des mémorisateurs des paroles et des écoles des savants ; c’est, là aussi, un savoir dont on profite, bien qu’il demeure inférieur à la connaissance de la preuve propre à chacun des deux avis (2).

La troisième réponse est la suivante :
Sa parole : « Le summum de tout cela consiste à établir la contradiction entre les deux propos de son Imâm » vise soit à dénigrer l’opération de takhrîj (3).

(1) al-Jāmiʿ al-Masāʾil (t. 6, p. 322). Voir également al-Masāʾil al-fiqhiyya allatī tawwaqafa fīhā al-imām Aḥmad, pp. 112–126. (2) Ibn al-Qāṣṣ écrit dans Naṣrat al-qawlayn li-l-imām al-Shāfiʿī (p. 149) : « Les gens, dans le domaine de la science, se trouvent à trois niveaux : celui qui connaît la face de la vérité est ʿālim ; celui qui connaît la divergence et les aspects de l’éventualité est faqīh ; celui pour qui cela s’est éclairci au point de distribuer à chaque aspect d’éventualité sa position et de classer les problèmes selon leurs degrés est ḥakīm. Et si l’étudiant n’entend qu’un seul avis, ne suit qu’une voie et ne s’ouvre pas à la connaissance des aspects d’éventualité des différentes méthodes d’ijtihād, de nombreux étudiants se montreront lâches lorsqu’ils entendront l’opinion des adversaires et leurs arguments. Ils ne seront pas encouragés à la réflexion le jour du débat et se hâteront de rompre toute discussion dans les assemblées, allant jusqu’à s’accrocher à la taqlīd comme un noyé ou à se prétendre vertueux ; et voilà le comble de l’abandon. Et Dieu est le Secoureur. » (3) Telle quelle dans l’original. Il semble qu’il y ait une omission, comme le laisse entendre la suite du passage ; l’expression exacte pourrait être : « Soit qu’il vise à critiquer les imams, soit qu’il cherche à porter atteinte à la takhrīj. » Voir aussi supra p. 496.
وجهين (١) . والتوقف إذا كان مع المعرفة بالقولين ودليلهما ومَنْ قالهما كانَ هذا من علم العلماء المجتهدين، وأما إنْ كان مع عدم العلم بشيء من ذلك فهذا توقف الجاهل، وإن كان مع المعرفة بالنقل فيهما دون المعرفة بأدلتهما كان هذا مِنْ علم الحافظين لأقوال العلماء ومذاهبهم، وهو ــ أيضًا ــ علمٌ يستفاد وإن كان دون المعرفة بدليل كلٍّ من القولين (٢) . الجواب الثالث أَنْ نقول: قوله: (غاية هذا إثبات التناقض بين كلامَي إمامه) إما أَنْ يكون مقصوده الطعن في التخريج (٣) .
(١) جامع المسائل (٦/ ٣٢٢). وانظر: المسائل الفقهية التي توقف فيها الإمام أحمد (ص ١١٢ - ١٢٦). (٢) قال ابن القاص في نصرة القولين للإمام الشافعي (ص ١٤٩): والناس في العلم على ثلاث منازل: فمن عرف وجه الحق؛ فهو عالم. ومَنْ عرف الاختلاف ووجوه الاحتمال؛ فهو فقيه. ومَنْ وَضَحَ له ذلك حتى نزَّل وجوه الاحتمال منازلها ورَتَّبَ المشكلات مراتبها؛ فهو حكيم. ولو لم يسمع المتعلِّم إلا بقولٍ واحدٍ، ولم يَسلك إلا طريقًا واحدًا، ولم يَتَّسِع في تَعَرُّفِ وجوه الاحتمال من سُبُلِ الاجتهاد = لَجَبُنَ كثيرٌ من المتعلمين إذا سمع بقول المخالفين واحتجاجهم، ولم يَنبعث في النظر يوم التناظر، وأسرع إلى الانقطاع لدى المحافل حتى يتعلَّق بالتقليد تَعلُّقَ الغريق، أو يَتعذَّر بالإحسان، وذلك غايةُ الخذلان، والله المستعان. (٣) كذا في الأصل، ويبدو أنَّ هناك سقطًا في الأصل بدليل ما بعده من الكلام، ولعل صواب العبارة هكذا: (إما أن يكون مقصوده الطعن في الأئمة، وإما أن يكون مقصوده الطعن في التخريج). وانظر ما تقدم في (ص ٤٩٦).

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