Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

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Il a dit :

« Ensuite, la conséquence ultime de cette opinion – à supposer qu’elle soit recevable – consisterait à démontrer une contradiction entre les deux propos de son Imâm, et à lui imputer un raisonnement circulaire dans son argumentation. Or telle n’est pas la voie des auteurs de takhrîj ; le takhrîj consiste plutôt à déduire ce qu’indiquent les paroles de l’Imâm. Et Allah est plus Savant. » (1)

Réponse : elle se décline en plusieurs points.

Le premier :
On dira : cette contradiction, si elle devait être imputée à Ahmad – qu’Allah l’agrée –, devrait l’être, avec plus de force encore, à tous les autres imâms – qu’Allah les agrée –, car il n’est pas un seul juriste qui ne considère ce type de condition comme un serment dans certains cas de jurisprudence. Certains le traitent comme un serment dans l’affaire de l’îlâ’, et l’îlâ’ n’est autre que le serment. Allah, Exalté soit-Il, dit :

« Pour ceux qui prêtent îlâ’ à l’égard de leurs épouses, un délai d’attente de quatre mois… » [al-Baqarah : 226].

La majorité d’entre eux affirme que celui qui jure ainsi est un moulî. Parmi eux, les uns l’intègrent expressément dans le terme même d’îlâ’, tandis que d’autres soutiennent que la règle qui lui est applicable s’établit par analogie juridique ; or, dans l’un comme dans l’autre cas, il leur faut admettre la même chose pour l’expiation. En effet, si le vocable « îlâ’ » englobe cette situation, le terme « serment » l’englobe à plus forte raison.

Et s’ils disent : « Nous avons établi la règle de l’îlâ’ par le sens commun qui s’y trouve », ce sens commun est précisément celui qui entraîne l’expiation ; ils se sont donc fondés sur le sens qui impose la kaffâra.

Puis, lorsqu’ils avancent : « Le statut de l’îlâ’ a été institué pour écarter le préjudice subi par l’épouse lorsque le mari se refuse à elle par un serment », il leur est rétorqué que son refus assorti d’une obligation de divorce est plus grave encore.

On leur dira, en premier lieu : si vous le considérez comme un moulî, il vous incombe alors de statuer à son sujet d’une manière contraire au jugement d’Allah —

(1) «Al-Taḥqīq» (42/a).
فصلٌ قال: (ثم إِنَّ غاية هذا الوجه ــ لو صح ــ إثبات التناقض بين كلامَي إمامه، ولزوم الدور له في تعليله، وهذا ليس دأب المخرِّجين، بل التخريج استنباطٌ مما يدل عليه كلام الإمام؛ والله أعلم) (١) . والجواب عنه من وجوه: أحدها: أَنْ يقال: هذا التناقض كما أنه لازمٌ لأحمدَ - رضي الله عنه - فهو لازمٌ لسائر الأئمة - رضي الله عنهم - ألزم وألزم، فإنه ليس من الفقهاء أحدٌ إلا وهو يجعل هذا التعليق يمينًا في بعض الأحكام؛ فمنهم من يجعله يمينًا في الإيلاء، والإيلاء هو اليمين، قال الله تعالى: {لِلَّذِينَ يُؤْلُونَ مِنْ نِسَائِهِمْ تَرَبُّصُ أَرْبَعَةِ أَشْهُرٍ} الآية [البقرة: ٢٢٦] ، وجمهورهم يقولون: الحالف بهذه مولٍ، ثم منهم مَنْ يدرجها في لفظ الإيلاء، ومنهم مَنْ يقولُ الحكمُ فيها يثبت قياسًا؛ وعلى التقديرين يلزمهم مثل ذلك في الكفارة، فإنْ كانَ لفظ الإيلاء يعم هذا، فكذلك لفظ اليمين. وإن قالوا: أثبتنا به حكم الإيلاء بمعنى المشترك، فالمعنى المشترك هو الموجب للكفارة؛ فإنهم إذًا نظروا إلى المعنى الموجب للكفارة. فإنهم إذا قالوا: حكمُ الإيلاء ثبت لرفع الضرر عن المرأة إذا امتنع من جماعها باليمين، وامتناعه بما يلزمه من الطلاق أشد. قيل لهم: أولًا: إذا جعلتموه موليًا لزمكم أَنْ تحكموا فيه بخلاف حكم الله ــ
(١) «التحقيق» (٤٢/ أ).

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