n’est pas (al-Taḥqīq), mais bien un autre ouvrage. Il ressort en effet des propos d’Ibn Taymiyya que l’ouvrage d’as-Subkī intitulé (al-Taḥqīq) fut rédigé après (Rāfiʿ ash-Shiqqāq), lequel constitue la base sur laquelle il a construit (al-Taḥqīq)(1). C’est pourquoi l’on y rencontre des inversions d’ordre, des ajouts, des répétitions et autres éléments semblables.
2 – La réfutation d’Ibn Taymiyya s’interrompt alors qu’il restait environ six feuillets pour atteindre la fin de la partie conservée d’al-Taḥqīq d’as-Subkī, et nous ignorons l’ampleur de la portion manquante de cet ouvrage. Ceci tend à confirmer que le livre effectivement visé par la réfutation est (Rāfiʿ ash-Shiqqāq).
Quant aux passages de la présente réfutation où il est fait mention du livre d’as-Subkī (al-Taḥqīq), on peut supposer qu’Ibn Taymiyya en prit connaissance au cours de la rédaction de sa réponse et qu’il y fit allusion. Cette explication se heurte toutefois au fait que l’ouvrage laisse entendre que la réfutation porte précisément sur (al-Taḥqīq), comme le montrent des expressions telles que : « … et il a tenu ces propos après une investigation complète et après avoir suivi ce qu’il a intitulé (al-Taḥqīq fī at-Taʿlīq), ainsi qu’il a nommé son œuvre, y affinant les concepts, y mentionnant les traditions, y apportant des citations et des recherches par lesquelles il a surpassé d’autres auteurs… », ainsi que son allusion aux répétitions qui s’y trouvent et l’excuse qu’il en donne.
Quoi qu’il en soit, la discussion soulevée par l’opposant dans ses deux ouvrages est une et même question ; il l’a simplement détaillée davantage dans (al-Taḥqīq), et les passages cités par le répondant s’y trouvent textuellement.