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L’objecteur a dit : « Il — c’est-à-dire le répondant — a déclaré : Le second argument consiste en ce qu’il s’est appuyé sur le ḥadith d’Abû Râfiʿ, dans lequel est établi le rappel de l’affranchissement. »
Nous répondons :
Ce second argument de l’extraction juridique a déjà reçu sa réfutation quant à sa chaîne de transmission et à son contenu, puisqu’il renvoie au ḥadith de Jisr b. al-Ḥasan (1).
On lui dira donc :
Le rappel de l’affranchissement est bel et bien établi dans le ḥadith de Jisr b. al-Ḥasan, ainsi que dans le ḥadith d’Ašʿath b. ʿAbd al-Malik. Certes, la première réponse, présentée de manière concise, n’a pas mentionné la voie d’Ašʿath b. ʿAbd al-Malik, mais cette voie [fol. 128 a] est celle qui est parvenue à la majorité des savants : Abû Thawr, Muḥammad b. Naṣr, Muḥammad b. Jarîr, Ibn al-Mundhir, Ibn ʿAbd al-Barr, Ibn Ḥazm et d’autres encore. Tous ces savants, et bien d’autres, ont authentifié la présence de l’affranchissement dans ce ḥadith, et l’on ne connaît aucun savant, auquel cette voie serait parvenue, qui en ait contesté la mention.
Quant à Aḥmad, cette voie ne lui est pas parvenue, pas plus que celle de Jisr b. al-Ḥasan ; seule la voie d’al-Taymî lui est parvenue. Nous savons toutefois que, si la voie d’Ašʿath b. ʿAbd al-Malik et celle de Jisr lui avaient été connues, il n’aurait pas soutenu que l’al-Taymî est seul à la rapporter ; il aurait su qu’al-Taymî bénéficie d’un corroborant. Aḥmad suit en effet le ḥadith de Laylâ bt. al-ʿAjmâ’. Or, s’il n’a pas retenu la mention de l’affranchissement, c’est qu’il l’a jugée défectueuse du fait de l’isolement d’al-Taymî. Dès lors que cette faille disparaît, il devient, selon ses propres principes méthodologiques, obligatoire d’agir conformément à ce texte.