Section
L’objectant a dit :
« Il a dit — c’est-à-dire le répondant — : “Il est désormais manifeste que cette opinion est déduite des fondements de l’imâm Aḥmad sous plusieurs aspects ; parmi ceux-ci : il a fait de l’expiation (takfîr) et de l’exception (istithnâʾ) deux notions indissociables, et ce serment bénéficie de l’exception selon l’un des deux avis rapportés de lui, voire selon l’avis le plus solide de ses deux positions ; il en va donc de même pour la kaffâra.” »
Je dis (1) : Il s’est mis à énumérer les aspects d’après lesquels la troisième opinion est rattachée aux fondements d’Aḥmad ; il a mentionné ce premier aspect, et la réponse y a déjà été donnée : il faut faire primer le texte particulier sur le texte général, et il n’est pas permis de procéder par qiyâs lorsqu’existe un texte explicite, surtout lorsqu’il est formulé par voie d’exception, car Aḥmad a expressément exclu le divorce et l’affranchissement des serments donnant lieu à expiation, comme il a été exposé plus haut (2).
Réponse : La réplique à son propos a déjà été présentée (127 a), et (3) la priorité du particulier sur le général ne s’applique qu’aux généralités verbales lorsque le locuteur n’a pas deux paroles distinctes, à l’instar du Prophète infaillible ; mais lorsqu’il apparaît que la généralité est réellement visée, (4) soit parce qu’elle relève d’une cause intelligible qu’il n’est pas permis de restreindre sans disparition de la condition ni existence d’un empêchement, soit (5) parce que le locuteur a voulu