qu’il en résulte trois divorces) ainsi que « L’Épître à Ibn Rajab au sujet du triple divorce ». Il se peut donc que la présente réfutation porte sur cette même question (1) ; et Allah est plus Savant.
11 – Ibn al-Qayyim rapporte, dans Iʿlām al-Muwaqqiʿīn (5/540), au sujet d’Ibn Taymiyya : « Il retourna vers son Seigneur en demeurant ferme sur cette opinion, y appelant, engageant la mubāhala contre ses contradicteurs, offrant sa personne, son honneur et son temps à ceux qui le consultaient. »
Or l’auteur de la réponse réclame lui aussi la mubāhala, comme il le déclare (p. 170) : « Ibn Taymiyya affirme cela catégoriquement et engage la mubāhala avec quiconque l’y convie ; mieux encore, il engage la mubāhala non seulement sur ce point, mais aussi sur le fait que cette parole est celle même avec laquelle Allah — Exalté soit-Il — a envoyé Son Messager. Qu’il se lève donc, lui et ses semblables, et qu’ils se livrent à la mubāhala, prétendant que personne, parmi les Anciens ou les Modernes, ne l’a exprimée, et qu’il s’agit d’une erreur contraire à la Loi d’Allah et de Son Messager — paix et bénédictions sur lui. »
Il ajoute (p. 169) : « Quant à celui qui affirme l’existence d’un désaccord, il prononce les serments les plus solennels et se livre à la mubāhala avec quiconque l’y rejoint, soutenant que la divergence existe bel et bien dans la communauté, chez ses prédécesseurs comme chez ses successeurs, au sujet de la survenance du divorce et du takfîr. »
[Deuxième section : Vérification du titre de l’ouvrage]
Ibn Taymiyya — qu’Allah lui fasse miséricorde — ne comptait pas parmi ceux qui attachent une grande importance à l’intitulé de leurs ouvrages, principes ou épîtres. Cela tient sans doute au grand nombre de ses écrits, qu’ils soient volumineux ou concis, ainsi qu’au flot constant de questions et de demandes de fatwā qui lui parvenaient, rendant difficile le soin de titrer chacun de ses livres. Il se contentait de les désigner par « Qāʿida » (principe), par le nom de la ville d’où provenait la demande, ou encore par « Réfutation adressée à Untel », en reprenant le nom du contradicteur, et ainsi de suite.
Par conséquent, je n’ai trouvé, dans les sources dont je dispose, aucune appellation explicite pour cette réfutation