Puis il a dit :
(Si tu dis : Il s’ensuit que l’affranchissement immédiat ne serait pas valable lorsqu’on n’y joint pas l’intention de se rapprocher [d’Allah], et que le vœu – qu’il soit immédiat ou conditionnel – ne serait pas valide si l’on ne vise pas, par lui, le rapprochement [d’Allah])
(1).
Et il a dit :
(Je dis : Quant au premier point, on peut soit s’y tenir (2) selon l’avis d’Abû Thawr, en distinguant entre le divorce et l’affranchissement ; soit dire que l’intention de se rapprocher n’est exigée que pour la rétribution (3)) (4), sans répondre à la question de l’intention dans le vœu. Or il a déjà été exposé ce que renferme cette parole comme corruption (5) ; notre propos ici n’est qu’une indication.
Nous disons ensuite, en réponse à Ibn ‘Abbâs – qu’Allah l’agrée – : Ibn ‘Abbâs s’est exprimé sous la forme d’une exclusivité, et cette forme ne sert qu’à nier ce qui appartient au même genre que ce qui est affirmé ; elle ne nie pas tout ce qui est autre que l’objet affirmé. Ainsi la parole du Très-Haut :
« Tu n’es qu’un avertisseur, et pour chaque peuple il est un guide » (Ar-Ra‘d, 7),
et :
« Rappelle donc ! Tu n’es qu’un rappelateur (21), tu n’es pas un dominateur sur eux » (Al-Ghâshiyah, 21-22).
Le verset n’a donc pas rejeté toutes les autres qualités en dehors de l’avertissement, car [le Prophète] est annonciateur de la bonne nouvelle tout en étant avertisseur ; il est aussi témoin et appelant vers Allah – Exalté soit-Il –, comme l’a dit le Très-Haut :
« Ô Prophète ! Nous t’avons certes envoyé comme témoin, annonciateur de la bonne nouvelle, avertisseur (45), et appelant vers Allah par Sa permission » (Al-Ahzâb, 45-46).
Il l’a ainsi qualifié [125/A] de quatre attributs, et le fait qu’il soit avertisseur n’est que l’un d’eux. Son intention, en disant :
« Tu n’es qu’un avertisseur »,
n’était pas de nier qu’il soit annonciateur de la bonne nouvelle, témoin ou appelant vers Allah, mais seulement de nier qu’il soit celui qui guide qui Il veut et égare qui Il veut.