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Il a dit :
« Quant à sa parole : “Il n’a pas eu l’intention d’accomplir un affranchissement pour rechercher la Face d’Allah”, la condition requise est uniquement l’intention d’affranchir, laquelle est bel et bien réalisée, comme nous l’avons montré, sans qu’il soit nécessaire d’y adjoindre l’intention de se rapprocher (d’Allah). La preuve en est que quiconque prononce l’affranchissement immédiat de son esclave, sans viser par là la proximité d’Allah, son affranchissement est valide (1). Il en va de même pour l’affranchissement effectué par le mécréant polythéiste, lequel, par nature, ne peut avoir l’intention de se rapprocher ; ainsi, Ḥakîm ibn Ḥizâm affranchit, à l’époque antéislamique, cent esclaves, et le Prophète – que la bénédiction et la paix d’Allah soient sur lui – lui dit à ce sujet :
« Tu t’es soumis avec tout le bien que tu avais précédemment accompli » (2).
Jamais il ne déclara que cet affranchissement fût nul » (3).
Réponse :
Le répondant n’a fait qu’interpréter la parole d’Ibn ‘Abbâs ; il n’a pas examiné la question de savoir si l’affranchissement n’est valable qu’à condition de rechercher la Face d’Allah. Son argument fondé sur la validité de l’affranchissement, même sans intention de se rapprocher d’Allah – à supposer qu’il soit valable – ne saurait donc être opposé qu’à Ibn ‘Abbâs, non au répondant.
En outre, cet objecteur a déjà affirmé antérieurement ce qui contredit son propos ! Ou plutôt, ce hadith constitue une preuve contre lui ; car, lorsqu’il distingua entre le vœu de l’obstination et de la colère, d’une part, et le divorce, d’autre part, il déclara :
« Treizièmement : la marche – à titre d’exemple – ne devient obligatoire, dans le vœu d’obstination, qu’en raison de l’absence d’intention de rapprochement ; quant au divorce, l’unique intention visée est le divorce lui-même, tandis que l’intention de rapprochement n’est pas une condition » (6).