2 – Muḥammad ibn Jamāl ad-Dīn ash-Shâfiʿî al-Yamanî († ?), auteur d’une ode – cent dix vers – par laquelle il répondit à la précédente poésie d’as-Subkî. Al-Âlūsî en a cité le texte dans Jalāʾ al-ʿAynayn (p. 32), puis elle fut publiée séparément, accompagnée du poème d’as-Surramurrî ; comme ce dernier, elle ne correspond pas à notre ouvrage.
3 – Yûsuf ibn Aḥmad ibn Ibrâhîm (Ibn Abî ʿUmar) al-Maqdisî al-Ḥanbalî († 798 H), qui intitula sa réfutation : « Ar-Radd ʿalâ al-Muʿtaridîn ʿalâ Ibn Taymiyya fî at-Talâq ».
Or, l’attribution de ce livre à son nom est infondée pour les raisons suivantes :
a) Al-Maqdisî naquit en 720 ou 721 H, tandis que le copiste acheva la transcription du manuscrit en 744 H ; cela signifie qu’il l’aurait composé alors qu’il n’avait qu’une vingtaine d’années. Un tel écrit – par la rigueur de sa rédaction, les renvois à des développements plus détaillés dans d’autres ouvrages, etc. – ne saurait provenir d’un auteur d’un âge si peu avancé. Tous ces indices, comme on l’a montré plus haut, révèlent que le rédacteur de la réponse est un homme mûr, doté d’un savoir étendu.
b) L’auteur de la réfutation cite un de ses livres consacré à la critique des consensus rapportés par Ibn Ḥazm, alors qu’aucune œuvre de ce genre n’est connue d’Ibn Abî ʿUmar.
c) Je n’ai trouvé nulle part de description de la réplique d’Ibn Abî ʿUmar qui préciserait la question qu’il y traitait : s’agit-il du triple divorce, du divorce conditionnel ou d’un autre sujet ? Était-ce une réponse à as-Subkî ou à un autre contradicteur ?
D’autant qu’Ibn Abî ʿUmar s’est particulièrement intéressé à la problématique du « ṭalâq ath-thalâth » (le triple divorce) et a rédigé à ce propos plusieurs ouvrages, dont : « At-Tuḥfa wal-Fâʾida fî al-Adilla al-Mutazâyida ʿalâ anna Ṭalâq ath-Thalâth Wâḥida » et « Ar-Radd ʿalâ man Qâla inna Ṭalâq ath-Thalâth bi-Lafẓ Wâḥid… »