Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

et d’autres interprétations (1) dont la valeur probante est encore plus faible que ces transmissions qui, déjà, n’apportent aucune preuve : il ne dispose d’aucun argument, ni du Livre, ni de la Sunna, ni d’un consensus avéré de la Communauté, ni d’un qiyâs valable. Il ne possède qu’une présomption mensongère de consensus et une conception erronée de ce que recouvrent les notions de ṭalâq (divorce), ʿitq (affranchissement), nadhr (vœu) et ẓihâr, ainsi que de la distinction entre celles-ci et la notion de serment (yamîn). Ainsi, il a exclu ce qu’Allâh, Son Messager — paix et bénédictions d’Allâh sur lui —, les Compagnons du Messager — paix et bénédictions d’Allâh sur lui — et la majorité des Anciens considèrent comme un serment, pour en faire un affranchissement, un vœu ou un divorce.

Quant à son affirmation :
« L’intitulé qu’al-Bukhârî a donné au chapitre n’indique aucune interprétation de l’athar d’Ibn ʿUmar, contrairement à celui d’Ibn ʿAbbâs. »
— on lui répond : al-Bukhârî n’indique d’interprétation ni pour l’un ni pour l’autre ; il rapporte les deux athar en les laissant dans leur sens apparent.

Et à sa remarque :
« Comment faire entrer l’athar d’Ibn ʿAbbâs, susceptible d’une interprétation proche de ce sujet, tandis que l’athar d’Ibn ʿUmar, explicite ou quasi explicite, n’y appartient pas ? »
— il lui sera dit : c’est plutôt l’athar d’Ibn ʿAbbâs — qu’Allâh les agrée tous deux — qui est explicite dans son indication, tandis que l’athar d’Ibn ʿUmar — qu’Allâh les agrée tous deux — demeure susceptible d’interprétation ; en réalité, le fait qu’il ne constitue pas un serment est plus manifeste que le contraire.

En effet, la parole d’Ibn ʿAbbâs est claire quant à la restriction : selon lui, il n’y a de divorce que motivé par un besoin (waṭr) et d’affranchissement que celui par lequel on recherche le Visage d’Allâh. Or, si l’on supposait qu’il n’a pas voulu établir une restriction, mais simplement dire que le divorce peut être motivé ou non par un besoin, et que l’affranchissement peut être accompli pour rechercher le Visage d’Allâh ou autrement, cette parole n’apporterait alors aucun bénéfice et le fait de la rapporter n’aurait pas

(1) À l’origine : (معاني), et la lecture correcte est celle que j’ai établie.
ومعانٍ (١) هي أضعف في الحجة من تلك المنقولات التي لا حجة فيها، فليس معه دلالة لا من كتاب ولا من سنة ولا إجماع الأمة المعلوم ولا من قياس صحيح، بل معه ظن كاذب للإجماع، وظنٌّ مخطئ في معرفة مسمى الطلاق والعتاق والنذر والظهار، والفَرْقِ بينَ هذه الأمور وبين مسمى اليمين؛ حيث أخرجَ ما هو يمين عند الله ورسوله - صلى الله عليه وسلم - وأصحاب رسوله - صلى الله عليه وسلم - وجمهور السلف عن كونه يمينًا وجعله عتقًا ونذرًا وطلاقًا. وأما قوله: (ترجمة البخاري لا تشير إلى تأويل أثر ابن عمر بخلاف أثر ابن عباس) . فيقال: هو لا يشير إلى تأويل لا لهذا ولا لهذا، بل البخاري ذكر كلًّا منهما مقرًّا له على ظاهره. وأما قوله: (كيف يجعل أثر ابن عباس القابل للتأويل القريب من هذا الباب وأثر ابن عمر الصريح أو كالصريح ليس منه؟) . فيقال له: بل أثر ابن عباس - رضي الله عنهما - هو الصريح في مدلوله، وأما أثر ابن عمر - رضي الله عنهما - [١٢٠/ ب] فهو المحتمل، بل كونه غير يمين أظهر من كونه يمينًا. فإنَّ قول ابن عباس بَيِّنٌ في الحصر، وأنه عنده لا طلاق إلا عن وطر ولا عتق إلا ما ابتغي به وجه الله، ولو حمل على أنه لم يرد الحصر بل أراد أنَّ الطلاق يكون عن وطر وغير وطر، والعتق يكون مما ابتغي به وجه الله ويكون بخلاف ذلك= لم يكن في هذا الكلام فائدة، ولم يكن لحكاية
(١) في الأصل: (معاني)، والصواب ما أثبتُّ.

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