Il s’est engagé dans la critique des narrations transmises, a mentionné qu’il s’était rétracté de ce sur quoi il avait été élevé et formé dans cette question, et a signalé qu’il avait développé certains points ailleurs… Autant d’indices qui montrent que l’auteur de cette réfutation est un homme avancé en âge, doté d’une longue expérience scientifique et d’une maîtrise de nombreuses disciplines.
c) Les éléments mentionnés qui confirment que l’ouvrage ne peut être attribué qu’à Ibn Taymiyya.
10 – Cet ouvrage constitue une réponse à as-Subkī (1). Or, après investigation, je n’ai trouvé mention, parmi ceux qui ont répliqué aux opposants d’Ibn Taymiyya sur la question du serment conditionné par le divorce, que de trois personnes :
1 – Yūsuf ibn Muḥammad as-Surramurrī al-Ḥanbalī (m. 776), qui intitula sa réfutation : « Al-Ḥimya al-Islāmiyya fī intisār li-madhhab Ibn Taymiyya ». Cette réponse prend la forme d’un poème de cent cinquante-deux vers, par lequel il contrecarra la poésie d’as-Subkī composée après la lecture par celui-ci du Minhāj as-Sunnah an-Nabawiyya d’Ibn Taymiyya (2). Il y évoqua plusieurs questions dans lesquelles Shaykh al-Islām divergeait, parmi lesquelles : la question du serment conditionné par le divorce.
Les ouvrages biographiques ont rapporté une partie de la poésie d’as-Surramurrī, laquelle fut ensuite publiée dans son intégralité (3) ; elle ne correspond pas au présent ouvrage.