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Section
Quant à son propos :
« L’intitulé qu’al-Bukhârî a donné au chapitre n’indique aucune interprétation de la trace (athar) d’Ibn ʿUmar, contrairement à celle d’Ibn ʿAbbâs ; comment donc faire entrer l’athar d’Ibn ʿAbbâs, susceptible d’une interprétation voisine de ce sujet, tandis que l’athar d’Ibn ʿUmar est explicite ou quasi explicite [et n’y appartient pas] ? Mais l’inclination pour une école détourne de considérer ce qui la contredit. »(1)
On lui répond :
C’est, comme le dit le proverbe : « Elle m’a chargée de son propre mal puis s’est éclipsée. »(2)
En effet, celui qui répondait n’a pas été élevé dans cette opinion ; il n’y avait pour lui aucun intérêt qui l’y portât. Il croyait même le contraire et ne cessait de délivrer des avis contraires. Cependant, lorsqu’il examina la question et reconnut la vérité, il ne lui fut plus permis d’exprimer autre chose que ce qui s’était clairement révélé à lui. Allah — exalté soit-Il — le sait, ainsi que Ses serviteurs croyants, témoins d’Allah sur la terre : il ne s’est jamais incliné vers une position si ce n’est dans l’intention de suivre la vérité avec laquelle le Messager — paix et bénédictions d’Allah sur lui — a été envoyé, du fait de la preuve qui l’établit, et parce qu’Allah et Son Messager lui ont imposé de ne rien dire sur Allah sinon la vérité et de ramener tout différend entre musulmans à Allah et au Messager. Il n’en va pas de même de celui qui a grandi sur une opinion qu’il a d’abord endossée sans preuve, puis, lorsqu’il en fut contesté, se mit à bricoler des « arguments » que ses propres partisans — pourtant mieux placés pour connaître ces arguments, s’ils étaient valides — n’ont jamais évoqués ; il se prévaut alors de transmissions qui n’apportent aucune indication, et d’analogies