Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

De même, ash-Shâfiʿî a mentionné que tel est l’avis de ʿÂʾisha, d’un certain nombre de Compagnons ainsi que d’ʿAṭâʾ, et que l’analogie le confirme : ce cas relève des serments soumis à expiation et non des vœux obligatoires (1).

Al-Bayhaqî (2) rapporte, avec sa chaîne de transmission jusqu’à Qutayba : Ḥabîb nous a rapporté, d’après al-ʿAwâm, d’après Mujâhid, que ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb et ʿÂʾisha dirent, au sujet de l’homme qui jure de marcher, ou que son bien est pour les pauvres, ou [qu’il le met] sur le verrou de la Kaʿba : « Il s’agit d’un serment dont l’expiation consiste à nourrir dix pauvres. »

Mâlik (3) rapporte d’après Hishâm ibn ʿUrwa, d’après son père.

Al-Bayhaqî et d’autres (4), par cette même voie, rapportent qu’ʿÂʾisha disait : « Les serments de frivolité (aymân al-laghw) sont ceux prononcés lors d’une controverse, pour plaisanter ou dans une conversation légère que le cœur ne prend pas au sérieux. En revanche, l’expiation est due pour tout serment que tu prêtes avec sérieux dans une affaire, que ce soit dans la colère ou autrement : “Tu le feras assurément” ou “Tu t’en abstiendras assurément”. Voilà le serment délibéré (ʿaqdu l-aymân) pour lequel Allâh a prescrit l’expiation. »

Le fait qu’elle ait déclaré : « Et l’expiation est due pour tout serment que tu prêtes », allié à sa précision selon laquelle la formulation conditionnelle employée comme serment est un serment expiable, montre que cela est inclus dans ses propos.

Il a en outre été rapporté d’elle — par deux chaînes de transmission — que l’affranchissement d’un esclave, en tant que tel, est également inclus [119/b] parmi les serments nécessitant une expiation.

(1) al-Umm, vol. 3, p. 656 ; cité par al-Bayhaqī dans al-Sunan al-Kabīr, vol. 20, p. 171, et dans Maʿrifat al-Sunan wa-l-Āthār, vol. 14, p. 190. (2) al-Sunan al-Kabīr, vol. 20, p. 177, n° 20073. (3) Je ne l’ai pas trouvé dans les éditions du Muwaṭṭaʾ dont je dispose ; al-Bayhaqī l’a transmis par la chaîne de Rūḥ ibn ʿUbāda, de Mālik. (4) Rapporté par al-Bayhaqī dans al-Sunan al-Kabīr, vol. 20, p. 120, n° 19961. (5) Tel quel dans le texte original, et repris dans al-Sunan al-Kabīr : « yaʿqud ».
وكذلك الشافعي ذَكَرَ أنه مذهب عائشة وعددٍ من الصحابة وعطاء، وأنه القياس؛ أَنَّ هذا من باب الأيمان المكفَّرَة لا من باب النذور اللازمة (١) . وروى البيهقي (٢) بإسناده إلى قتيبة: حدثنا حبيب، عن العوام، عن مجاهد قال: قال عمر بن الخطاب وعائشة في الرجل يحلف بالمشي أو ماله في المساكين أو في رتاج الكعبة: إنها يمين يكفرها إطعام عشرة مساكين. وروى مالك (٣) : عن هشام بن عروة، عن أبيه. ورواه البيهقي وغيره (٤) من طريقه أَنَّ عائشة كانت تقول: أيمان اللغو ما كان في المِرَاء والهزل وَمُزَاحَةِ الحديث الذي لا يعتمد (٥) عليه القلب، وإنما الكفارة في كل يمين حلفتَها على جِدٍّ من الأمر، في غضب أو غيره؛ لتفعلنَّ أو لتتركنَّ، فذلك عَقْدُ الأيمان التي فرض الله فيها الكفارة. فقولها: وإنما الكفارة في كل يمين حلفتَها، مع تصريحها بأن التعليق الذي يقصد به اليمين هو يمين مكفرة = يدل على دخول ذلك في كلامها. وقد روي عنها دخول العتق بعينه ــ أيضًا ــ [١١٩/ ب] في الأيمان المكفرة من وجهين:
(١) الأم (٣/ ٦٥٦)، ونقله عنه: البيهقي في السنن الكبير (٢٠/ ١٧١)، وفي معرفة السنن والآثار (١٤/ ١٩٠). (٢) في السنن الكبير (٢٠/ ١٧٧/ ح ٢٠٠٧٣). (٣) لم أجده في روايات الموطأ التي بين يدي، وقد رواه البيهقي من طريق روح بن عبادة، عن مالك به. (٤) أخرجه البيهقي في السنن الكبير (٢٠/ ١٢٠/ ح ١٩٩٦١). (٥) كذا في الأصل، وفي السنن الكبير: (يعقد).

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